
Domiciliez votre entreprise avec Kandbaz
Plus de 102 adresses à Paris et partout en France.
Résumé :
La réponse directe : oui, et sans attendre. Depuis 2016, le délai de carence qui obligeait autrefois les anciens auto-entrepreneurs à patienter jusqu’à la fin de l’année civile avant de se réinscrire a été totalement supprimé. Aucun texte de loi n’impose aujourd’hui de délai entre la fermeture d’une micro-entreprise et la création d’une nouvelle (oui, même le lendemain).
Cette liberté vaut que vous repreniez exactement la même activité ou que vous en changiez complètement. Vous pouvez déclarer la cessation un jour et soumettre votre nouvelle immatriculation le jour suivant.
Attention cependant : cette absence de délai concerne uniquement la réinscription au régime de la micro-entreprise. Certains dispositifs d’aide comme l’ACRE ou l’exonération de CFE fonctionnent avec leurs propres règles, indépendamment de cette souplesse administrative. On y revient plus bas.
Deux étapes suffisent pour redevenir auto-entrepreneur après la cessation d’activité. Elles doivent être réalisées dans l’ordre, mais aucune n’est particulièrement lourde.
Si vous n’avez pas encore déclaré officiellement la fermeture de votre ancienne structure, c’est la première chose à faire. La démarche s’effectue sur le guichet unique de l’INPI, quelle que soit la nature de l’activité (commerciale, artisanale ou libérale).
Vous disposez de 45 jours à partir de l’arrêt effectif de l’activité pour déclarer votre dernier chiffre d’affaires. Ce montant sera soumis aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, même s’il est nul. C’est un peu comme la restitution des clés d’un logement : tant que la démarche formelle n’est pas accomplie, la situation reste officiellement ouverte.
Bon à savoir : avant de déclencher une cessation, il est possible de suspendre temporairement l’activité en déclarant un chiffre d’affaires nul. Cette mise en veille préserve le numéro SIREN et l’historique de la structure. Attention : douze mois consécutifs à zéro sont assimilés à une cessation d’activité par l’administration, ce qui peut déclencher une radiation d’office par l’Urssaf.
Une fois la cessation enregistrée, vous pouvez créer une nouvelle micro-entreprise en suivant exactement les mêmes démarches qu’à l’origine. Tout passe par le guichet unique de l’INPI, qui transmet le dossier aux organismes compétents pour l’immatriculation.
À l’issue de cette démarche, vous recevez un nouveau numéro SIREN ainsi qu’un code APE correspondant à votre nouvelle activité. Si vous exercez la même activité, le code APE sera identique à l’ancien. Si l’activité change suffisamment, un nouveau code APE vous sera attribué, ce qui peut ouvrir des droits à certaines exonérations (voir section suivante).
À noter : le numéro SIRET n’est pas toujours modifié. Si vous reprenez strictement la même activité avec le même code APE, il peut être conservé. En cas de changement d’activité générant un code APE différent, un nouveau SIRET vous sera attribué.
Une fermeture volontaire et une radiation ne suivent pas les mêmes règles. Les conditions pour redevenir auto-entrepreneur varient selon la situation de départ.
L’Urssaf prononce automatiquement la radiation d’une micro-entreprise lorsqu’aucun chiffre d’affaires n’a été déclaré pendant deux années civiles consécutives. L’entreprise est alors supprimée du Répertoire national des entreprises (RNE) et, selon l’activité, du Registre du commerce et des sociétés (RCS).
Si c’est votre cas, vous pouvez tout à fait redevenir auto-entrepreneur en créant une nouvelle micro-entreprise. La condition préalable : avoir déclaré la cessation définitive dans les 30 jours suivant l’arrêt réel de l’activité via le guichet unique de l’INPI. Lors de la réouverture, indiquez votre ancien numéro SIREN pour assurer la continuité administrative du dossier. Les démarches de radiation d’office sont consultables directement sur le portail officiel de l’Urssaf dédié aux auto-entrepreneurs (autoentrepreneur.urssaf.fr).
Le régime de la micro-entreprise est soumis à des seuils annuels de chiffre d’affaires (actuellement autour de 203 100 € pour la vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services,(1) des montants réévalués chaque année). Lorsque ces plafonds sont dépassés, la micro-entreprise bascule vers un régime réel d’imposition (normal ou simplifié). Il ne s’agit pas d’une fermeture : l’entreprise continue d’exister, seul son régime fiscal évolue.
Concrètement, ça donne quoi ? Si votre chiffre d’affaires redescend ensuite sous les plafonds applicables, il est possible de revenir au régime de la micro-entreprise sans créer de nouvelle structure, en informant l’administration fiscale dans les délais de dépôt de la déclaration de résultats.
En revanche, si vous avez décidé de fermer définitivement votre structure après le dépassement et que vous souhaitez relancer une micro-entreprise, un délai d’un an est requis avant de pouvoir repasser au régime micro. Pendant cette période, l’ancienne structure reste soumise au régime réel. Ce délai ne s’applique qu’en cas de fermeture effective, pas en cas de simple abaissement du chiffre d’affaires.
A lire également : les nouveaux seuils de la micro-entreprise
Certaines activités ne sont pas éligibles au statut d’auto-entrepreneur : les activités agricoles, certaines professions artistiques rattachées à la Maison des artistes, ou les activités soumises à la TVA immobilière comme les agents immobiliers. Si votre ancienne activité a évolué vers l’une de ces catégories, vous avez perdu le statut de plein droit.
Pour redevenir micro-entrepreneur, il faudra fermer la structure en place et en recréer une avec une activité éligible au régime.
C’est souvent la question qui bloque le plus, et c’est normal. Redevenir auto-entrepreneur, oui, mais avec quels avantages ?
L’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) permet de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales au démarrage. Pour en bénéficier à nouveau lors de la réouverture de votre micro-entreprise, deux conditions s’appliquent simultanément : ne pas en avoir bénéficié au cours des trois dernières années civiles, et remplir les critères d’éligibilité en vigueur.
À surveiller : à partir du 1er juillet 2026, le taux d’exonération ACRE passe de 50 % à 25 % (2). Les nouveaux créateurs ne seront donc exonérés que d’un quart de leurs cotisations sociales, contre la moitié aujourd’hui.
La CFE (cotisation foncière des entreprises) est exonérée la première année pour les nouvelles entreprises (3). Si vous redevenez auto-entrepreneur avec le même code APE que votre ancienne activité, cette exonération ne s’applique pas : l’administration considère qu’il s’agit d’une reprise d’activité, non d’une création. En revanche, un code APE différent ouvre droit à cette exonération dès la première année.
Le numéro SIRET est conservé en cas de simple changement de régime fiscal ou de mise en sommeil. Il est remplacé par un nouveau numéro uniquement si la micro-entreprise est définitivement fermée puis recréée.
La vraie question, c’est : est-ce que fermer est la bonne décision, ou existe-t-il une alternative ?
Si vous souhaitez simplement suspendre votre activité quelques mois, le temps de souffler ou de vous réorienter, il n’est pas forcément utile de déclencher une cessation. Déclarer un chiffre d’affaires nul sur plusieurs mois revient à mettre votre micro-entreprise en veille sans formalités lourdes. C’est plus simple, et ça préserve votre numéro SIREN, votre historique et potentiellement votre éligibilité à l’ACRE.
Si vous souhaitez uniquement changer d’activité sans que cela ne modifie votre code APE, une simple mise à jour via le guichet unique suffit. Pas besoin de fermer et de tout recréer (on vous avait prévenus : c’est souvent plus simple qu’on ne le croit).
Redevenir auto-entrepreneur après la cessation d’activité a tout son sens quand la fermeture est définitive, assumée, et que le nouveau projet est clairement identifié. Mais si le doute persiste, il vaut mieux éviter de précipiter la cessation : revenir en arrière sur une démarche déjà engagée est, elle, nettement plus contraignante.
Source :
Oui, sans restriction d’activité. La même activité peut être reprise immédiatement après une cessation volontaire. Le code APE sera identique, ce qui peut toutefois limiter l’accès à certaines exonérations comme la CFE lors de la première année.
En cas de radiation d’office (deux ans sans chiffre d’affaires), il n’existe pas de délai d’attente pour créer une nouvelle micro-entreprise. Il faut cependant avoir régularisé la déclaration de cessation dans les 30 jours suivant l’arrêt réel de l’activité. En cas de radiation suite à un dépassement de plafond et une fermeture volontaire, un délai d’un an s’applique avant de repasser au régime micro.
Oui, sous conditions. Il faut ne pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des trois dernières années civiles et remplir les critères d’éligibilité en vigueur. À partir du 1er juillet 2026, le taux d’exonération passe de 50 % à 25 % des cotisations sociales.
Cela dépend de la situation. En cas de simple changement de régime fiscal ou de mise en sommeil, le numéro SIRET est conservé. Si la micro-entreprise est définitivement fermée puis recréée, un nouveau numéro SIRET est attribué.
Alors, on commence ?
Domiciliez votre entreprise & profitez de tous les services de votre camp de base.
