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Résumé :
La cotisation foncière des entreprises fait partie de la famille des impôts locaux. Concrètement, c’est la part professionnelle de la taxe foncière, celle que paient les entreprises plutôt que les particuliers propriétaires.
Beaucoup de freelances confondent CFE et impôt sur le revenu. Pour faire simple : la CFE ne tient pas compte de ce que vous gagnez personnellement, mais de votre activité professionnelle et de son ancrage local. C’est un peu comme la taxe d’habitation que payait autrefois tout occupant d’un logement, sauf qu’ici, c’est votre activité qui occupe (ou non) un espace.
Son montant finance les communes, les intercommunalités et les chambres consulaires (CCI, chambres de métiers) dont dépend votre activité [1].
L’argent collecté revient aux collectivités locales. Chaque commune ou intercommunalité vote son propre taux d’imposition chaque année, ce qui explique les écarts parfois marqués d’une ville à l’autre pour une situation pourtant comparable.
La réponse tient en une phrase : si vous exercez une activité professionnelle non salariée de façon habituelle en France, vous êtes redevable de la CFE, quel que soit votre statut juridique (auto-entrepreneur, EI, EURL, société).
Pour être assujetti à la CFE, votre activité doit cumuler quatre critères [2] :
Le statut juridique, la taille de votre structure ou le régime d’imposition choisi n’entrent pas en jeu. Auto-entrepreneur ou société, vous êtes logés à la même enseigne fiscale.
Depuis 2019, les indépendants dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5 000 euros sont exonérés de la cotisation minimum. C’est souvent la question qui bloque les freelances qui débutent à temps partiel : en dessous de ce seuil, pas de CFE à régler, point final.
Voilà ce qu’il faut retenir : le calcul change radicalement selon que vous disposez ou non d’un local dédié à votre activité.
Dans ce cas, la base d’imposition correspond à la valeur locative du bien utilisé pour votre activité, calculée sur l’année N-2. Pour votre CFE 2026, ce sont donc les locaux occupés en 2024 qui sont pris en compte [3]. Certains profils bénéficient d’un abattement spécifique : les établissements industriels (-30%), les entreprises implantées en Corse (-25%), ou encore les structures employant entre 1 et 3 salariés (25 à 75% de réduction selon l’effectif).
La majorité des freelances n’a pas de bureau dédié. Et c’est normal, beaucoup démarrent depuis leur salon ou un espace de coworking partagé. Dans ce cas, c’est une base minimale qui s’applique, fixée par votre commune dans une fourchette nationale qui dépend de votre chiffre d’affaires de l’année N-2.
Voici le barème national de la base minimale CFE pour l’imposition 2026, actualisé par décret (le détail exact dépend ensuite du taux voté par votre commune) :
| Chiffre d’affaires N-2 | Base minimale (fourchette nationale) |
| Jusqu’à 10 000 € | entre 237 € et 565 € |
| De 10 001 € à 32 600 € | entre 247 € et 1 179 € |
| De 32 601 € à 100 000 € | entre 247 € et 2 477 € |
Pour connaître le montant exact qui s’applique chez vous, un seul réflexe fiable : votre espace professionnel sur impots.gouv.fr affiche le taux voté par votre commune (ces fourchettes nationales servent de cadre, mais chaque conseil municipal fixe sa propre valeur à l’intérieur).
Trois rendez-vous rythment la vie administrative de la CFE, et les rater coûte cher en pénalités.

Découvrez notre simulateur en ligne de Cotisation Foncière des Entreprises.
L’année de création de votre activité, vous devez déposer le formulaire 1447-C-SD avant le 31 décembre auprès de votre service des impôts des entreprises [4]. Ce document déclenche votre future imposition, même si vous êtes exonéré la première année (on y revient juste après).
Concrètement, ça donne quoi une fois l’activité lancée ? Votre avis d’imposition est disponible début novembre sur votre espace professionnel, et le règlement doit intervenir avant le 15 décembre [5]. Si vous n’avez pas opté pour le prélèvement automatique, la date limite pour y adhérer tombe fin novembre.
Si votre CFE vous paraît disproportionnée par rapport à vos revenus réels, une demande de modulation reste possible auprès de votre centre des impôts, justificatifs à l’appui.
Plusieurs cas de figure permettent d’échapper totalement ou partiellement à cette cotisation, certains automatiquement, d’autres sur demande expresse.
La bonne nouvelle, c’est que personne ne paie de CFE l’année de création de son activité. Cette exonération s’applique sans démarche particulière, l’administration fiscale la calcule directement. Dès la deuxième année en revanche, la cotisation devient due (et il vaut mieux l’avoir anticipée dans sa trésorerie).
Certaines professions bénéficient d’exonérations spécifiques, sous conditions précises [6] :
Une demande d’exonération sur ces critères passe par la déclaration modificative 1447-M-SD, à adresser à votre service des impôts des entreprises.
Si vous estimez avoir payé à tort, ou si votre situation a changé en cours d’année, une réclamation reste possible jusqu’à la deuxième année suivant celle de l’imposition contestée. La démarche se fait directement depuis votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, rubrique contact, justificatifs de revenus et de localisation à l’appui.
Pour visualiser d’un coup d’œil les échéances qui rythment l’année, voici un récapitulatif que vous ne trouverez pas formulé ainsi ailleurs :
| Période | Ce qui se passe | Action de votre part |
| Année de création | Exonération automatique | Déposer le formulaire 1447-C-SD avant le 31 décembre |
| Avant le 5 mai (année N) | Fenêtre pour les demandes d’exonération spécifiques | Déposer le formulaire 1447-M-SD si concerné |
| Début novembre | Mise en ligne de l’avis d’imposition | Vérifier le montant sur votre espace professionnel |
| Fin novembre | Dernière date pour adhérer au prélèvement à l’échéance | Opter pour le prélèvement si souhaité |
| 15 décembre | Date limite de paiement | Régler la CFE ou vérifier le prélèvement automatique |
Gardez ce tableau de côté (un rappel dans votre agenda début novembre évite bien des mauvaises surprises de décembre).
Sources officielles
Alors, on commence ?
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