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Auto-entrepreneur en achat-revente : le guide pour se lancer en 2026

Vous souhaitez démarrer une activité d'achat-revente en auto-entrepreneur mais vous ne savez pas comment procéder ? Dans ce guide, nous vous expliquons toutes les étapes pour vous lancer dans l'achat-revente en micro-entreprise. Des démarches administratives aux aspects fiscaux, en passant par les différents canaux de vente possibles, vous découvrirez comment créer et développer votre activité tout en respectant les obligations légales.
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Par Thomas Billerey
Actualisé le 4 mars 2026

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Vous souhaitez démarrer une activité d’achat-revente en auto-entrepreneur mais vous ne savez pas comment procéder ? Dans ce guide, nous vous expliquons toutes les étapes pour vous lancer dans l’achat-revente en micro-entreprise. Des démarches administratives aux aspects fiscaux, en passant par les différents canaux de vente possibles, vous découvrirez comment créer et développer votre activité tout en respectant les obligations légales.

Comprendre l’activité d’achat-revente en micro-entreprise

L’achat-revente représente une option accessible pour se lancer en tant qu’indépendant. Pour bien comprendre cette activité commerciale, explorons ensemble ses caractéristiques essentielles, ses spécificités par rapport à l’artisanat et les types de produits qui s’y prêtent le mieux.

L’achat-revente, c’est quoi ?

L’activité d’achat-revente en micro-entreprise consiste à acheter des produits finis pour les revendre sans transformation substantielle. En tant qu’auto-entrepreneur en achat-revente, votre rôle est d’acquérir des marchandises auprès de fournisseurs (grossistes, fabricants, importateurs) pour ensuite les commercialiser avec une marge bénéficiaire.

Contrairement à d’autres activités, vous n’intervenez pas dans la fabrication ou la transformation des produits. Votre valeur ajoutée réside dans votre capacité à sélectionner des produits pertinents, à les proposer sur les bons canaux de vente et à offrir un service client de qualité. Le principe économique est simple : vous achetez à un prix X et revendez à un prix Y supérieur.

Cette différence constitue votre marge commerciale brute. Après déduction de vos frais (transport, emballage, publicité), vous obtenez votre bénéfice net. Ce modèle d’affaires présente l’avantage de ne pas nécessiter de compétences techniques particulières en fabrication. Par ailleurs, l’achat-revente en micro-entreprise vous permet de démarrer avec un investissement initial relativement modeste, tout en bénéficiant de la simplicité administrative propre au régime de l’auto-entrepreneur. Cette formule s’avère particulièrement adaptée pour tester un concept commercial avant de potentiellement évoluer vers une structure juridique plus élaborée.

Quelle différence avec l’artisanat ?

La distinction fondamentale entre l’achat-revente et l’artisanat réside dans la transformation du produit. En achat-revente, vous commercialisez des produits tels que vous les avez achetés, sans modification significative. En revanche, l’artisan crée, fabrique ou transforme substantiellement les produits qu’il vend. Cette différence a des implications importantes sur votre statut fiscal et social. En effet, l’achat-revente relève de l’activité commerciale, tandis que l’artisanat appartient aux activités artisanales.

Pour une micro-entreprise achat-revente, les cotisations sociales s’élèvent à 12,3% du chiffre d’affaires, contre 21,2% pour l’artisanat. De plus, l’abattement forfaitaire pour frais professionnels est plus avantageux en achat-revente (71%) qu’en artisanat (50%). Si vous personnalisez légèrement les produits (comme ajouter un logo ou une inscription), vous restez généralement dans l’achat-revente.

En revanche, si vous assemblez différentes pièces pour créer un produit nouveau, vous basculez probablement dans l’artisanat. En cas de doute, consultez un expert-comptable ou contactez l’URSSAF pour clarifier votre situation. Bon à savoir : Il existe également des situations mixtes où vous pouvez exercer simultanément une activité d’achat-revente et d’artisanat. Dans ce cas, vous devrez déclarer ces deux activités distinctes et appliquer les règles fiscales et sociales correspondant à chacune d’elles.

Quels produits se prêtent à l’achat-revente ?

De nombreux secteurs se prêtent parfaitement à l’achat-revente en micro-entreprise. Voici les catégories les plus populaires :

  • Produits de mode et accessoires : vêtements, chaussures, bijoux, montres, sacs, etc.
  • Équipements électroniques : smartphones reconditionnés, accessoires pour téléphones, petits appareils électroniques
  • Produits de beauté et bien-être : cosmétiques, compléments alimentaires, huiles essentielles
  • Décoration et art de la table : objets décoratifs, vaisselle, textile maison
  • Jouets et produits pour enfants : jeux éducatifs, peluches, vêtements enfants
  • Livres et produits culturels : livres d’occasion, vinyles, DVD
  • Produits alimentaires : épicerie fine, produits du terroir (sous réserve de respecter les normes d’hygiène)
  • Articles de sport et loisirs : équipements sportifs, matériel de camping

Choisissez idéalement un secteur que vous connaissez bien ou qui vous passionne. Ainsi, vous serez plus à même d’identifier les produits tendance, de négocier avec les fournisseurs et de conseiller efficacement vos clients. Certains auto-entrepreneurs privilégient les produits à forte marge mais faible volume (produits de niche), tandis que d’autres préfèrent les produits à faible marge mais fort volume (produits de consommation courante). Votre choix dépendra notamment de votre capacité de stockage, de votre budget initial et de votre stratégie commerciale.

N’oubliez pas d’étudier soigneusement votre marché avant de vous lancer. Analysez la concurrence, identifiez votre valeur ajoutée potentielle et assurez-vous que les marges dégagées vous permettront de couvrir vos frais et de générer un revenu satisfaisant.

Les canaux de vente possibles pour un auto-entrepreneur

Pour commercialiser vos produits en tant qu’auto-entrepreneur en achat-revente, plusieurs options s’offrent à vous. Chaque canal de vente présente des avantages spécifiques et des exigences particulières. Découvrez les différentes possibilités pour distribuer vos marchandises et choisissez celle qui correspond le mieux à votre activité.

Vente en ligne (site e-commerce, marketplaces)

La vente en ligne représente aujourd’hui un canal incontournable pour les auto-entrepreneurs. Les marketplaces, véritables centres commerciaux virtuels, offrent une visibilité considérable à moindre coût. Ces plateformes regroupent plusieurs e-commerçants et permettent d’être facilement repéré sur internet parmi la multitude de sites existants. Vous avez le choix entre différents types de marketplaces :

  • Les plateformes à grande échelle nationale et internationale (Amazon, Cdiscount, eBay)
  • Les marketplaces de proximité, plus adaptées pour le click & collect (Ma Boutique en Ville, Cocote)
  • Les plateformes spécialisées selon votre secteur d’activité (Etsy pour l’artisanat)

Bon à savoir : pour vous démarquer sur ces plateformes, soignez vos fiches produits avec des descriptions détaillées et des photos de qualité. N’oubliez pas que le commerce en ligne est soumis à une réglementation stricte concernant les contrats, paiements, livraisons et droits de rétractation.

Vente en boutique ou dépôt-vente

Ouvrir une boutique physique permet un contact direct avec les clients, particulièrement utile pour les produits nécessitant une démonstration ou un essayage. Cependant, la location d’un local commercial représente un coût fixe important, ce qui peut être un frein, surtout au début de l’activité. Une alternative intéressante est le dépôt-vente, qui vous permet de proposer vos produits dans un magasin existant sans supporter les coûts liés à la location d’un local. Cette formule consiste à confier vos marchandises à un commerçant qui les expose et les vend en échange d’une commission.  Le dépôt-vente est particulièrement adapté pour des produits comme les vêtements de marque peu portés ou les meubles et objets de décoration vintage.

Vente sur les marchés et foires

La vente sur les marchés, foires et salons convient parfaitement aux auto-entrepreneurs qui apprécient le contact client et la mobilité. Cette option vous permet d’être itinérant et de toucher une clientèle variée, des habitants locaux aux visiteurs étrangers. Pour vendre sur les marchés, vous devez obtenir une carte de commerçant ambulant. Cette demande peut être envoyée au Centre des Formalités des Entreprises (CFE) par courrier recommandé avec accusé de réception.

Vous devrez également demander une autorisation d’occupation temporaire du domaine public auprès de la mairie ou du gestionnaire du marché. Le coût de location par mètre carré varie selon les communes et les périodes de l’année. Les emplacements sont souvent attribués par tirage au sort ou selon le principe « premier arrivé, premier servi ».

Le dropshipping : vendre sans stock

Le dropshipping, c’est quoi ? Il s’agit d’un modèle de e-commerce où l’entrepreneur sert d’intermédiaire entre le client et le fournisseur. Vous proposez des produits sur votre site, puis transmettez les commandes aux grossistes qui se chargent du stockage et de l’envoi. Ce système présente l’avantage majeur de ne pas nécessiter de stock, donc peu d’investissement initial. C’est idéal pour tester un produit sans prendre de risques financiers importants.  Cependant, ce modèle comporte aussi des limites : délais de livraison potentiellement plus longs, marges bénéficiaires souvent réduites et difficultés à se différencier des autres revendeurs proposant les mêmes produits.

Vente à domicile ou en réunion

La vente à domicile consiste à se déplacer chez les clients ou sur leur lieu de travail pour vendre des produits ou services. Elle peut prendre deux formes principales :

  • Le démarchage direct au domicile des clients (porte-à-porte)
  • Les ventes en réunion où un hôte invite ses connaissances pour découvrir vos produits

Cette méthode est particulièrement efficace pour les produits nécessitant une démonstration ou un essayage (cosmétiques, vêtements, ustensiles de cuisine). Le vendeur à domicile indépendant (VDI) peut être mandataire (prendre des commandes au nom de l’entreprise) ou acheteur-revendeur (acheter les produits pour les revendre). Notre conseil : assurez-vous de bien connaître votre marché cible et de sélectionner le canal de vente qui correspond le mieux à vos produits, à votre budget et à votre style de vie professionnelle.

Créer sa micro-entreprise achat-revente étape par étape

Se lancer dans l’achat-revente nécessite de suivre quelques étapes administratives essentielles. Le processus s’est considérablement simplifié depuis la mise en place du guichet unique.

Inscription sur le guichet unique (INPI)

Depuis le 1er janvier 2023, toutes vos formalités de création d’entreprise doivent être réalisées en ligne sur le guichet unique des formalités des entreprises. Ce portail, opéré par l’INPI, remplace les anciens Centres de Formalités des Entreprises (CFE) qui ont été supprimés. Pour débuter votre inscription, connectez-vous sur le site e-procédures.inpi.fr. Lors de votre première connexion, vous devrez créer un compte utilisateur personnel. Si vous possédez déjà un compte « e-procédures » à l’INPI, utilisez-le directement. Le guichet unique présente plusieurs avantages pour votre auto-entreprise achat-revente :

  • Un accès simplifié à toutes les démarches administratives
  • Un suivi en temps réel de l’avancement de votre dossier
  • La transmission automatique de vos informations aux organismes compétents

Pour compléter votre inscription, vous devrez renseigner vos informations personnelles, votre activité, choisir vos options fiscales et joindre les pièces justificatives nécessaires, notamment une pièce d’identité.

Choix du code APE et activité principale

Le code APE (Activité Principale Exercée) est essentiel pour classer votre micro-entreprise achat-revente dans la catégorie qui correspond le mieux à votre activité. Ce code sera attribué lors de votre immatriculation et permettra aux organismes administratifs d’identifier précisément votre secteur d’activité. Pour trouver le code APE adapté à votre activité, vous pouvez utiliser le simulateur disponible sur le site du service public. Par exemple, si vous créez une auto-entreprise d’achat-revente d’automobiles, votre code APE sera le 4511 Z qui correspond au « Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers ». Attention ! Ce code peut varier selon les produits que vous souhaitez commercialiser. Il est donc important de bien définir votre activité principale avant de finaliser votre inscription.

Obtention du numéro SIRET

Le numéro SIRET est indispensable pour identifier officiellement votre micro-entreprise achat-revente. Composé de 14 chiffres, il comprend votre numéro SIREN (9 chiffres) suivi du NIC (5 chiffres) qui identifie géographiquement votre établissement. Bonne nouvelle : vous n’avez aucune démarche spécifique à effectuer pour l’obtenir ! Il vous est attribué automatiquement dès que votre demande d’immatriculation est acceptée.

En moyenne, vous recevrez votre numéro SIRET environ 15 jours après la validation de votre dossier. Ce numéro doit figurer sur tous vos documents commerciaux, notamment vos factures. Par ailleurs, si vous changez d’adresse, votre numéro SIRET sera modifié (seule la partie NIC change, le SIREN reste identique). Dans ce cas, n’oubliez pas de signaler ce changement au guichet unique. Une fois votre numéro SIRET obtenu, vous pourrez commencer à facturer vos clients et à exercer légalement votre activité d’achat-revente.

Demande de l’ACRE (facultatif)

L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) est un dispositif avantageux pour démarrer votre activité d’achat-revente en micro-entreprise. Elle vous permet de bénéficier d’une exonération de 50% sur vos cotisations sociales jusqu’à la fin du 3ème trimestre civil suivant votre date de début d’activité. Il est important de noter que cette aide n’est pas automatique. Vous devez en faire la demande expressément, sans attendre la réception de votre attestation d’affiliation. Pour être éligible, vous devez correspondre à l’un des critères suivants :

  • Demandeur d’emploi indemnisé ou non
  • Bénéficiaire du RSA ou de l’ASS
  • Jeune de 18 à 25 ans (ou moins de 30 ans si reconnu handicapé)
  • Créateur d’entreprise dans un quartier prioritaire de la ville

Pour effectuer votre demande, téléchargez le formulaire depuis le site de l’Urssaf, remplissez-le et envoyez-le avec les justificatifs nécessaires et votre attestation de création d’activité. L’Urssaf dispose d’un délai d’un mois pour statuer sur votre demande. En l’absence de réponse dans ce délai, l’exonération est considérée comme accordée. Il est conseillé de démarrer votre auto-entreprise achat-revente en début de trimestre civil (janvier, avril, juillet ou octobre) pour maximiser la période d’exonération.

Régime fiscal et social de l’auto-entrepreneur achat-revente

Le régime fiscal et social constitue l’un des principaux atouts de l’achat-revente auto entrepreneur. Ce statut simplifié vous offre des avantages considérables en termes de cotisations et d’imposition. Examinons en détail ces aspects essentiels pour gérer efficacement votre activité.

Cotisations sociales : taux et exonérations

En tant qu’auto-entrepreneur en achat-revente, vous êtes soumis à un taux de cotisations sociales de 12,3% sur votre chiffre d’affaires. Ce pourcentage couvre l’ensemble de vos cotisations (maladie-maternité, retraite de base, retraite complémentaire, invalidité-décès, allocations familiales et CSG-CRDS). Si vous êtes éligible à l’ACRE, vous bénéficiez d’un taux réduit pendant votre première année d’activité. Concrètement, vos cotisations sont diminuées de 50%, soit un taux de seulement 6,15% les trois premiers trimestres civils suivant votre date de création. Le paiement de ces cotisations s’effectue selon une périodicité qui dépend de votre choix déclaratif :

  • Mensuelle : déclaration et paiement chaque mois
  • Trimestrielle : déclaration et paiement tous les trois mois

Si votre chiffre d’affaires est nul sur une période, aucune cotisation n’est due pour celle-ci. C’est l’un des grands avantages du régime micro-entrepreneur.

Impôt sur le revenu et abattement de 71%

Pour la micro-entreprise achat-revente, l’administration fiscale vous accorde un abattement forfaitaire pour frais professionnels particulièrement avantageux de 71% sur votre chiffre d’affaires. Autrement dit, seuls 29% de vos revenus sont soumis à l’impôt. Par exemple, avec un chiffre d’affaires annuel de 50 000 €, votre bénéfice imposable sera de 14 500 € (50 000 € × 29%). Ce montant s’ajoute ensuite à vos autres revenus imposables pour déterminer votre tranche d’imposition.

Cet abattement présente une contrepartie : vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles (achats de marchandises, loyer, assurances, etc.). D’où l’importance d’avoir une marge commerciale suffisamment élevée pour que ce régime reste avantageux.

Option pour le versement libératoire

Le versement libératoire, c’est quoi ? Il s’agit d’un dispositif facultatif qui vous permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales. Pour en bénéficier, votre revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser un certain plafond (27 478 € par part de quotient familial pour l’année 2023). Cette option présente plusieurs avantages :

  • Simplification de vos démarches administratives
  • Lissage de votre trésorerie grâce à des paiements réguliers
  • Stabilité du taux d’imposition (1% du chiffre d’affaires pour l’achat-revente)

Pour activer cette option, vous devez en faire la demande avant le 30 septembre pour une application l’année suivante, ou lors de la création de votre entreprise pour une application immédiate.

Contribution à la formation professionnelle

Même en achat-revente micro entreprise, vous êtes tenu de verser la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP). Son taux est fixé à 0,1% de votre chiffre d’affaires annuel, un pourcentage modeste mais obligatoire. Cette contribution vous ouvre des droits à la formation professionnelle. Elle vous permet notamment de solliciter un financement auprès du Fonds d’Assurance Formation (FAF) dont vous dépendez pour suivre des formations en lien avec votre activité ou votre projet professionnel.

La CFP est collectée par l’URSSAF en même temps que vos cotisations sociales. Elle apparaît sur votre déclaration de chiffre d’affaires comme une ligne distincte. Contrairement aux cotisations sociales, elle reste due même si votre chiffre d’affaires est nul sur la période concernée. Le régime fiscal et social de l’auto-entrepreneur en achat-revente se caractérise par sa simplicité et sa légèreté. Toutefois, pour optimiser votre situation, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un expert-comptable, notamment pour évaluer si ce statut reste le plus avantageux au fur et à mesure que votre activité se développe.

TVA et plafonds à respecter en micro-entreprise

Maintenant que vous connaissez le régime fiscal et social, penchons-nous sur les plafonds à respecter. En matière d’achat-revente auto-entrepreneur, deux types de seuils sont essentiels à surveiller : le plafond du régime micro-entrepreneur et celui de la franchise de TVA. Ces limites déterminent votre cadre fiscal et administratif.

Seuils de chiffre d’affaires (203 100 €)

Pour maintenir votre statut d’auto-entrepreneur achat-revente, votre chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 203 100€ HT. Ce plafond s’applique aux activités de vente de marchandises, d’objets, de fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place. En cas d’activité mixte (ventes et prestations), le chiffre d’affaires global ne doit pas excéder 203 100 €, avec un maximum de 83 600 € pour la partie services. Ce seuil est proratisé en cas de début d’activité en cours d’année. Par exemple, pour un démarrage au 1er avril, le plafond sera de 142 171 € (203 100× 275/365).

Franchise en base de TVA (85 000 €)

Parallèlement, la micro-entreprise achat-revente bénéficie d’une franchise en base de TVA jusqu’à 85 000 € HT de chiffre d’affaires. En dessous de ce seuil, vous êtes dispensé de facturer la TVA à vos clients et exempté des déclarations correspondantes. En contrepartie, vous ne pouvez pas récupérer la TVA payée sur vos achats professionnels.

Seuil de tolérance et dépassement

Un seuil majoré de 93 500 € existe pour la TVA. Si votre chiffre d’affaires dépasse 85 000 € sans excéder 93 500 €, vous conservez la franchise de TVA jusqu’au 31 décembre de l’année en cours. En revanche, dès le 1er janvier suivant, vous devrez facturer la TVA. Attention ! Si vous franchissez directement le seuil majoré de 93 500 €, vous devenez redevable de la TVA dès le premier jour du dépassement.

Conséquences fiscales en cas de dépassement

Concernant le plafond micro-entrepreneur, son dépassement n’entraîne pas une sortie immédiate du régime. Vous devez dépasser les 203 100 € pendant deux années consécutives pour basculer au régime réel d’imposition. Ce changement prend effet au 1er janvier de l’année suivant les deux années de dépassement. Les implications sont multiples : passage au régime réel d’imposition, modification du calcul des cotisations sociales et obligations comptables renforcées. Toutefois, ce changement n’affecte pas votre statut juridique d’entrepreneur individuel. Bon à savoir : les seuils de micro-entreprise et de TVA sont désormais distincts. Ainsi, vous pouvez rester en micro-entreprise tout en devenant redevable de la TVA.

Avantages et limites du statut auto-entrepreneur en achat-revente

Comme tout choix entrepreneurial, le statut d’auto-entrepreneur en achat-revente présente à la fois des atouts indéniables et des contraintes à considérer. Analysons ses avantages et limites pour déterminer s’il correspond à votre projet commercial.

Avantages : simplicité, fiscalité, flexibilité

Le régime micro-entrepreneur séduit d’abord par sa simplicité administrative. Les démarches de création sont entièrement dématérialisées et vous n’avez pas besoin d’apport en capital social. La comptabilité reste également légère : seul un livre des recettes et dépenses doit être tenu à jour. Point fort majeur : l’abattement forfaitaire de 71% sur le chiffre d’affaires constitue un avantage considérable pour l’achat-revente. Ainsi, seuls 29% de vos revenus sont imposables. Vous bénéficiez également d’une franchise de TVA jusqu’à 85 000€ de chiffre d’affaires annuel. Par ailleurs, la flexibilité du statut permet de cumuler l’activité avec un emploi salarié, des études ou une retraite. Autre point positif : en l’absence de chiffre d’affaires, aucune taxe n’est due.

Limites : charges non déductibles, seuils contraignants

L’auto-entrepreneur ne peut pas déduire ses charges réelles. Vos cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires brut et non sur le bénéfice réel. Cette situation peut rapidement peser sur la rentabilité, notamment pour les activités nécessitant des investissements importants. De plus, vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos achats professionnels. Les seuils de chiffre d’affaires (203 100€) constituent également une limite au développement. Autre inconvénient : l’impossibilité d’amortir fiscalement les investissements réalisés, ce qui peut freiner le réinvestissement dans l’entreprise.

Quand envisager un autre statut juridique ?

Un changement de statut devient pertinent si vos charges professionnelles dépassent l’abattement forfaitaire de 71%. Dans ce cas, le régime réel d’imposition serait plus avantageux. Si votre activité connaît une croissance rapide et risque de dépasser les seuils deux années consécutives, anticipez un changement de forme juridique. Ce statut est également inadapté si vous envisagez de vous associer ou de recruter des salariés. Si vous prévoyez des investissements importants (stock conséquent, local commercial, équipements), d’autres structures juridiques comme l’EURL ou la SASU pourront mieux répondre à vos besoins.

En définitive, le statut auto-entrepreneur convient parfaitement pour tester un concept commercial ou démarrer une activité d’achat-revente. Toutefois, à mesure que votre entreprise grandit, n’hésitez pas à faire le point avec un expert-comptable pour évaluer si ce régime reste le plus avantageux pour votre situation.

Questions fréquentes sur les auto-entrepreneurs en achat-revente

Le statut d’auto-entrepreneur offre plusieurs avantages pour l’achat-revente, notamment une simplicité administrative, un abattement fiscal de 71% sur le chiffre d’affaires, des cotisations sociales limitées à 12,3%, et une franchise de TVA jusqu’à 85 000 € de chiffre d’affaires annuel.

Depuis le 1er janvier 2023, la déclaration d’activité d’auto-entrepreneur se fait obligatoirement en ligne via le guichet unique de l’INPI. Il faut remplir le formulaire en ligne et télécharger les justificatifs nécessaires au format numérique sur la plateforme.

Pour l’achat-revente en auto-entreprise, le plafond de chiffre d’affaires annuel est de 203 100 € HT. De plus, il existe un seuil de 85 000 € HT pour bénéficier de la franchise de TVA.

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