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Vous êtes salarié et vous ressentez l’envie de créer votre propre entreprise ? Vous n’êtes pas seul. De nombreux actifs souhaitent aujourd’hui tester une activité indépendante tout en conservant la stabilité d’un emploi salarié. Mais comment concilier ces deux mondes sans commettre d’impair juridique ou contractuel ? Kandbaz vous éclaire sur vos droits, vos possibilités et les étapes clés à respecter pour entreprendre sereinement tout en gardant votre contrat de travail.
Bonne nouvelle : oui, il est tout à fait possible de créer une entreprise en étant salarié. Mais ce droit s’exerce dans un cadre précis. Vous devez notamment veiller à respecter certaines obligations liées à votre contrat de travail et à votre relation avec l’employeur.
Même sans clause spécifique, vous êtes lié à votre employeur par une obligation de loyauté. Cela signifie que vous ne pouvez pas nuire à son activité ni utiliser les ressources de l’entreprise (temps, matériel, informations) pour développer votre propre projet.
Autrement dit, votre activité ne doit pas concurrencer directement celle de votre employeur, même si rien n’est écrit dans votre contrat. Cette obligation s’applique à tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté ou leur poste.
Deux clauses méritent une attention particulière avant de créer son entreprise tout en étant salarié :
Conseil : faites relire votre contrat de travail par un professionnel avant de lancer les démarches de création.
Dans certains secteurs d’activité, créer une entreprise en étant salarié ne se décide pas à la légère. Des règles spécifiques encadrent le cumul d’activités, souvent pour des raisons de sécurité, de confidentialité, ou de neutralité. Voici les principaux cas à connaître :
Les agents de la fonction publique (fonctionnaires ou contractuels à temps plein) ne peuvent pas exercer librement une activité indépendante. Par défaut, la règle est l’interdiction du cumul. Cependant, des exceptions existent :
Une demande écrite doit être adressée à l’administration employeuse. Sans accord formel, l’activité est interdite.
Certaines professions sont soumises à des codes déontologiques ou obligations professionnelles spécifiques qui peuvent rendre la création d’entreprise délicate, voire interdite :
Dans ces cas, toute activité indépendante doit faire l’objet d’une validation par l’ordre professionnel ou l’autorité compétente.
Dans les métiers liés à la banque, à l’assurance, à la cybersécurité ou à la défense, le cumul d’activités est généralement conditionné à des clauses contractuelles strictes. Les employeurs de ces secteurs insèrent souvent des clauses d’exclusivité ou de confidentialité renforcée dans les contrats de travail.
De plus, la loi impose parfois des obligations réglementaires spécifiques (agréments, habilitations, etc.) pour exercer certaines activités à titre indépendant.
Créer son entreprise lorsqu’on est salarié demande un minimum d’organisation, mais les démarches sont aujourd’hui plus simples et rapides qu’autrefois. Voici les grandes étapes à suivre.
Tout commence par une réflexion sur votre activité : quelle sera sa nature, quels sont vos objectifs, et comptez-vous entreprendre seul ou avec des associés ? En fonction de ces éléments, vous pourrez choisir le statut juridique le plus adapté :
Le choix dépend de vos besoins, de votre ambition à long terme, mais aussi de votre situation professionnelle actuelle (contrat de travail, clause éventuelle…).
Chaque entreprise doit avoir une adresse légale. Il est possible de domicilier votre entreprise chez vous, mais cela comporte parfois des restrictions. Pour gagner en professionnalisme et en flexibilité, la domiciliation commerciale est une alternative très appréciée.
Kandbaz met à votre disposition des adresses prestigieuses, tout en vous offrant des services pratiques comme la gestion du courrier ou une permanence téléphonique.
L’ensemble des formalités administratives est aujourd’hui centralisé via le Guichet unique de l’INPI, quel que soit votre statut.
Les documents à fournir varient selon la forme juridique choisie, mais ils incluent généralement :
Une fois le dossier validé, vous recevez votre numéro SIRET, votre avis d’imposition et vous êtes officiellement en activité.
Après l’immatriculation, quelques étapes restent essentielles pour lancer votre activité dans les règles. Ouvrez un compte bancaire professionnel (obligatoire pour les sociétés), choisissez votre régime fiscal et social, et assurez-vous de votre affiliation à l’URSSAF ou à la Sécurité sociale des indépendants.
Pensez également à souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle, surtout si votre secteur le requiert. Enfin, vérifiez si votre activité nécessite des autorisations spécifiques (déclaration, carte pro, etc.).
Créer une entreprise en restant salarié implique de comprendre l’impact fiscal et social de cette double activité. Ce cumul entraîne des obligations, mais peut aussi ouvrir la porte à plusieurs dispositifs d’aide intéressants.
En tant que salarié, vos revenus professionnels sont déjà soumis à l’impôt sur le revenu. Si vous créez une entreprise, les bénéfices générés viendront s’y ajouter. Le mode d’imposition dépend du statut juridique que vous avez choisi.
Dans le cas d’une micro-entreprise, vous déclarez votre chiffre d’affaires dans votre déclaration de revenus, dans une rubrique spécifique. L’administration applique un abattement forfaitaire selon la nature de votre activité (vente, prestation de service, profession libérale). Vous pouvez aussi opter pour le versement libératoire de l’impôt, une option qui permet de payer l’impôt en pourcentage du chiffre d’affaires chaque mois ou trimestre.
Si vous créez une société comme une SASU ou une EURL, les règles sont différentes. Vous serez soumis à l’impôt sur les sociétés (IS), sauf si vous choisissez l’imposition sur le revenu en tant qu’entrepreneur individuel. Dans ce cas, les revenus de la société seront imposés séparément des salaires perçus dans le cadre de votre emploi salarié.
Même si vous conservez votre contrat de travail, votre activité indépendante génère des cotisations sociales propres. Ces charges sont calculées en fonction de votre chiffre d’affaires ou de vos bénéfices, et versées aux organismes compétents (URSSAF notamment).
En micro-entreprise, les taux sont forfaitaires : environ 22 % pour les prestations de services. Ces cotisations vous ouvrent des droits à la retraite, à la formation professionnelle et à la protection sociale. Toutefois, ils restent limités tant que vous percevez peu de revenus. C’est pourquoi votre statut de salarié reste important pour garantir votre couverture sociale principale.
Si vous créez une société soumise à l’IS, vous pouvez vous verser une rémunération en tant que dirigeant. Celle-ci sera soumise à des cotisations différentes, selon que vous êtes assimilé salarié (SASU) ou travailleur non salarié (EURL). Là encore, l’arbitrage dépend de vos priorités fiscales et sociales.
Même en étant salarié, vous pouvez bénéficier de plusieurs aides à la création d’entreprise.
La plus connue est l’ACRE, une exonération partielle de charges sociales pendant les 12 premiers mois d’activité. Elle est accessible aux micro-entrepreneurs, sous conditions, et doit être demandée dans les 45 jours qui suivent l’immatriculation.
Si vous quittez votre emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle ou d’un licenciement, vous pouvez toucher l’ARE (allocation chômage) et, dans certains cas, la convertir partiellement en capital grâce à l’ARCE. Cela vous permet de démarrer votre activité avec un apport financier immédiat.
Certaines régions, collectivités locales ou réseaux d’accompagnement proposent aussi des aides spécifiques : prêts d’honneur, dispositifs jeunes ou seniors créateurs, voire accompagnement à la recherche de financement bancaire.
Pourquoi créer une entreprise quand on a déjà un emploi ? Pour beaucoup, c’est une manière prudente de tester une idée, de valider un marché ou de se réaliser pleinement. Voici quelques raisons fréquemment citées par les salariés-entrepreneurs :
Lancer une activité indépendante tout en restant salarié, c’est réduire les risques. Vous conservez votre salaire mensuel tout en développant votre projet à votre rythme. C’est un choix judicieux si vous avez une famille à charge ou des engagements financiers à honorer.
Gérer une entreprise, même à petite échelle, permet de développer des compétences transférables : gestion du temps, relation client, marketing digital, comptabilité… Autant d’atouts que vous pouvez valoriser dans votre carrière salariée.
Créer son entreprise, même en parallèle d’un emploi, ouvre souvent la porte à de nouvelles rencontres, de nouveaux partenaires, et parfois à de futures opportunités professionnelles. L’indépendance crée des passerelles insoupçonnées.
Il existe plusieurs façons de concilier salariat et projet entrepreneurial. Chaque option dépend de votre projet, de votre situation familiale et de votre contrat de travail.
Le congé pour création d’entreprise permet de suspendre temporairement son contrat de travail pour se consacrer à son projet. Il dure jusqu’à 12 mois (renouvelable une fois). L’emploi est préservé et le salarié peut revenir dans l’entreprise à l’issue du congé.
Le temps partiel est une alternative intéressante. Il permet de libérer du temps pour votre activité sans renoncer totalement à votre emploi.
Certains employeurs se montrent flexibles. Il est parfois possible de conclure un accord écrit pour exercer une activité complémentaire en freelance, à condition de respecter la loyauté et les éventuelles clauses de votre contrat.
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Quand le projet devient plus ambitieux, certains salariés choisissent de rompre leur contrat pour se consacrer entièrement à leur entreprise. Cela peut se faire via une démission, une rupture conventionnelle ou une reconversion professionnelle.
Lancer une entreprise en parallèle de son emploi demande de l’organisation. Mais avec une bonne méthode, vous pouvez concilier les deux sans vous épuiser.
Notez vos objectifs : chiffre d’affaires, clients visés, temps à y consacrer. Découpez votre projet en étapes réalistes. Il ne s’agit pas de tout faire en une semaine, mais de progresser régulièrement.
Oui, tant que vous respectez les obligations liées à votre contrat de travail. Les revenus issus de votre activité indépendante seront déclarés à part, et soumis à cotisations spécifiques.
L’employeur n’a pas à autoriser la création d’entreprise sauf si une clause d’exclusivité vous en empêche. Il est cependant recommandé d’être transparent, surtout si vous travaillez dans un domaine proche du vôtre.
Oui. C’est même l’un des cumuls les plus courants. Le statut d’auto-entrepreneur est particulièrement adapté aux salariés souhaitant tester une activité sans prendre de risques majeurs.
Oui, vous pouvez créer une SARL, que vous soyez associé ou gérant. Toutefois, certaines restrictions s’appliquent si vous êtes dans la fonction publique ou soumis à une clause de non-concurrence. Demandez conseil avant de vous lancer.
Alors, on commence ?
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