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De nombreux créateurs d’entreprise choisissent le statut d’auto-entrepreneur pour se lancer. Le régime de l’auto-entreprise, plus précisément appelé régime de la micro-entreprise est effectivement simplifié et allégé. Il n’en est pas pour autant totalement exempt de charges professionnelles.
Vous êtes un peu perdu entre les charges sociales, les frais et la fiscalité ? Kandbaz fait le tri pour vous et vous explique tout ce que vous devez savoir sur les charges de l’auto-entrepreneur.
Si le statut d’auto-entrepreneur séduit autant, c’est avant tout pour ses formalités simplifiées de création et de gestion.
L’auto-entreprise ou micro-entreprise est la version simplifiée du régime de l’Entreprise Individuelle (EI). Que ce soit à titre principal ou complémentaire, ce régime permet de créer et de gérer une activité professionnelle de manière assez souple :
Si autant d’entrepreneurs font le choix de se lancer sous le statut d’auto-entrepreneur, c’est bien parce qu’il apporte de nombreux avantages :
Aucune solution n’étant parfaite ou idéale, le statut de l’auto-entrepreneur est soumis à certaines règles et conditions qui peuvent freiner le développement de l’activité professionnelle :
Le régime de la micro-entreprise est donc particulièrement adapté aux activités générant un chiffre d’affaires modéré et ne nécessitant pas d’importants investissements.
Les conditions d’éligibilité au statut d’auto-entrepreneur sont assez larges :
Bon à savoir : pour obtenir son immatriculation, votre auto-entreprise doit être domiciliée en France. Vous n’avez ni le besoin ni les moyens de louer un local professionnel ? Vous hésitez à domicilier votre micro-entreprise chez vous ? Kandbaz, le spécialiste de la domiciliation d’entreprise partout en France, vous apporte une solution clé en main. Dans nos locaux, vous ne pensez trouver qu’une adresse courrier ? Gestion de votre courrier et de votre téléphonie, assistance juridique et comptable, location de bureaux et de salles de réunions, prise en charge de vos démarches administratives, vous serez surpris de découvrir l’ensemble de nos services conçus pour faciliter votre vie d’entrepreneur.
La création d’une auto-entreprise est autorisée en activité complémentaire pour :
Bien que largement ouvert, le statut de micro-entrepreneur présente quelques restrictions. Il n’est pas autorisé pour :
Bon à savoir : exercées sous le statut d’auto-entrepreneur ou pas, certaines activités artisanales exigent une qualification particulière et l’obtention d’un diplôme, comme la coiffure. D’autres nécessitent la souscription d’assurances professionnelles spéciales comme une décennale pour les artisans du bâtiment.
Les charges qui incombent à l’auto-entrepreneur entrent dans différentes catégories : les charges sociales, les charges fiscales et les autres charges.
L’auto-entrepreneur a l’obligation de s’acquitter de cotisations sociales qui lui assurent une couverture maladie, maternité, retraite, décès et invalidité, des prestations familiales et un droit à la formation professionnelle. Il est soumis au régime micro-social des travailleurs indépendants. Ses cotisations sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires qu’il a réellement perçu, sur la base de ses déclarations. Il les paye mensuellement ou trimestriellement, en même temps qu’il effectue ses déclarations de chiffre d’affaires.
Le taux de cotisations sociales varie selon les activités. En 2026, ces taux sont de :
Même si ce pourcentage est calculé sur le chiffre d’affaires déclaré et pas sur le bénéfice, le système du micro-social reste avantageux par rapport à celui qui s’applique aux autres statuts juridiques. Pour eux, l’URSSAF prélève un pourcentage certes calculé sur le bénéfice, mais d’un taux plus élevé. De plus, il s’agit de charges provisionnelles qui sont prélevées même si l’entrepreneur a un chiffre d’affaires nul pour être régularisées par la suite sur la base du bénéfice en année N-2. Ce système peut entraîner de gros décalages de trésorerie et mettre en difficulté les entrepreneurs les moins prévoyants.
Comme tous les contribuables français, le micro-entrepreneur est taxé au titre de l’impôt sur le revenu. Sur sa déclaration annuelle de revenus, il doit renseigner son chiffre d’affaires annuel selon son activité dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ou dans celle des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
Pour calculer le revenu net imposable qui sert de base au calcul de l’impôt sur le revenu de l’auto-entrepreneur, l’administration fiscale applique un abattement forfaitaire au chiffre d’affaires déclaré. Le pourcentage de cet abattement varie selon l’activité exercée. En 2026, il est de :
Bon à savoir : sous conditions, l’auto-entrepreneur peut opter pour un versement libératoire de l’impôt sur le revenu dont le taux est particulièrement avantageux :
Le dispositif ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) permet à certains auto-entrepreneurs de bénéficier d’un dégrèvement partiel de leurs cotisations sociales pendant leurs premiers mois d’activité. Cette mesure est un coup de pouce au lancement de l’activité, elle vise à alléger les frais professionnels au démarrage.
L’exonération ACRE s’applique jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant la date de début d’activité déclarée, c’est-à-dire pour une durée de 9 à 12 mois au maximum. La réduction, qui est de 50 %, porte sur les cotisations maladie-maternité, prestations familiales, vieillesse de base et décès-invalidité. La CSG-CRDS, l’assurance retraite complémentaire, la formation professionnelle, l’accident du travail et le versement transports ne sont pas concernés par le dispositif ACRE.
Pour bénéficier de l’ACRE, il faut en faire la requête auprès de l’URSSAF sous un délai de 45 jours suivant la création de la micro-entreprise et relever d’au moins l’un des cas suivants :
La plupart des micro-entrepreneurs ne sont pas redevables de la TVA. Ce n’est pas lié au régime de la micro-entreprise. Les franchises en base de TVA sont effectivement les mêmes pour tous les professionnels, quel que soit leur statut juridique. En 2026, elles sont de :
L’auto-entrepreneur qui franchit le seuil de base lié à son activité devient redevable de la TVA à partir du 1er janvier de l’année suivante. Celui qui dépasse le seuil majoré y est soumis dès le premier jour de dépassement.
Un auto-entrepreneur peut demander à être assujetti à la TVA même si son chiffre d’affaires ne l’y contraint pas. Cela peut être pour récupérer la TVA qu’il a lui-même versée pour des investissements ou pour donner l’impression à ses partenaires que son activité est plus importante qu’en réalité. Le fait que l’auto-entrepreneur soit soumis à la TVA ou pas est mentionné sur les devis et factures qu’il émet.
L’auto-entrepreneur assujetti à la TVA, doit la collecter pour le compte de l’État. Sur ses devis et factures, il doit faire apparaître le montant hors taxe de ses produits et prestations, le montant de la TVA en précisant le taux appliqué et le montant TTC, qui correspond au cumul des deux premiers.
Les taux de TVA varient selon les activités :
En France, il existe un quatrième taux de TVA. Ce taux de TVA est de 2,1 %, il ne concerne pas les auto-entrepreneurs, car il s’applique aux médicaments remboursés par la Sécurité sociale, à la presse imprimée et à certains spectacles.
L’auto-entrepreneur soumis à la TVA doit effectuer une déclaration mensuelle de TVA, trimestrielle sur demande.
Sur cette déclaration, il renseigne la TVA qu’il a collectée et la TVA qu’il a payée sur ses dépenses professionnelles. L’administration fiscale soustrait la TVA payée à la TVA perçue. L’entrepreneur paye à l’État un delta positif et récupère un delta négatif. Par exemple :
L’entreprise X a collecté 1 000 € de TVA.
La contribution à la formation professionnelle est une cotisation dont vous vous acquittez lors du paiement de vos charges sociales, toujours sur la base du chiffre d’affaires que vous déclarez. Elle vous ouvre des droits à la formation professionnelle, comme c’est le cas pour le compte CPF des salariés. Le taux de CFP varie selon les activités. En 2026, il est de :
Elle permet à l’auto-entrepreneur de bénéficier de financements pour ses formations via les Fonds d’Assurance Formation (FAF) correspondants à son activité ( Ex. : FIF PL pour les professions libérales, AGEFICE pour les commerçants, FAFCEA pour les artisans).
La CFE est due par toutes les entreprises, quels que soient leur taille ou leur statut. C’est un impôt local calculé sur la valeur locative des biens immobiliers utilisés pour l’exercice de l’activité. Son taux est déterminé par les communes, avec parfois de fortes disparités. Vous habitez sur une commune où le taux de CFE est important ? Pensez à domicilier intelligemment votre activité dans un centre de domiciliation Kandbaz !
Les auto-entrepreneurs sont exonérés de CFE leur première année d’activité, et les suivantes si leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas les 5 000 €.
L’immatriculation d’une auto-entreprise est gratuite. Sa gestion comptable simplifiée se fait sans avoir besoin des services d’un expert-comptable, ce qui évite aussi des dépenses.
Si votre chiffre d’affaires n’excède pas 10 000 €, vous n’avez pas l’obligation d’ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité professionnelle. Si vous dépassez les 10 000 €, vous devez ouvrir un compte séparé, mais pas forcément un compte professionnel. Professionnel ou pas, ce nouveau compte entraîne des frais de tenue de compte et éventuellement de carte bancaire ou de terminal de paiement, selon votre activité.
Si vous créez un site internet pour développer votre visibilité en ligne et peut-être y vendre vos produits et services, vous aurez à minima des frais d’hébergement.
Selon ses besoins, l’auto-entrepreneur peut également avoir à assumer d’autres frais, comme n’importe quel autre professionnel :
Pour évaluer la rentabilité de votre micro-entreprise et assurer sa viabilité, il est crucial d’estimer correctement les charges qui vont peser dessus. Il est nécessaire d’y réfléchir longuement pour être certain de ne rien oublier et éviter les mauvaises surprises.
L’immatriculation d’une auto-entreprise directement en ligne via le Guichet unique de l’INPI est gratuite. Cela ne signifie pas que vous n’avez rien à débourser. Selon votre activité, vous aurez forcément d’autres dépenses plus ou moins importantes à engager :
Toute création d’activité exige la réalisation d’un business plan. Il doit à minima contenir une étude de marché et un prévisionnel d’activité. Ce document recense schématiquement vos recettes et vos dépenses sur au moins une année. C’est ce qui vous permet de savoir si vous pouvez espérer vivre de votre future activité ou pas. Kandbaz vous livre les 5 bonnes pratiques qui lui semblent essentielles pour une estimation correcte de vos charges prévisionnelles.
La TVA est très importante pour votre plan de trésorerie. Elle doit être isolée, car il ne s’agit pas d’avoir dépensé la TVA encaissée avant de la restituer à l’État. Si vous ne pouvez pas payer la TVA que vous devez, elle est majorée, comme n’importe quel autre impôt.
Un prévisionnel optimiste fait plaisir à voir, mais il est dangereux. Il n’amène souvent que des désillusions. Si vous avez un doute sur un poste de dépense, prévoyez large.
Toujours pour éviter les mauvaises surprises et les situations de blocage financier, il est nécessaire d’actualiser en permanence votre plan de trésorerie et votre prévisionnel en fonction de l’évolution de votre activité.
Plusieurs outils et simulateurs vous permettent d’estimer plus précisément le montant de vos futures charges :
Si vous hésitez entre plusieurs options fiscales, si vous craignez d’oublier une démarche ou si vous souhaitez sécuriser vos choix dès le départ, il peut être judicieux de vous faire accompagner par un service en ligne spécialisé comme Portail Auto-Entrepreneur. Ces plateformes proposent un accompagnement complet : aide à la création, conseils personnalisés sur le régime fiscal et social, suivi des déclarations et assistance en cas de question. C’est un véritable gain de temps et de sérénité, notamment lorsque l’on lance son activité pour la première fois. Être guidé par des experts permet d’éviter les erreurs coûteuses et de poser des bases solides pour développer sa micro-entreprise en toute confiance.
Tout au long de l’année, il est primordial de suivre et de gérer vos dépenses efficacement :
L’auto-entrepreneur doit s’acquitter de :
Déterminez vos besoins précis, puis examinez vos relevés bancaires et vos contrats d’assurance pour identifier les services superflus que vous pouvez supprimer. Au besoin, faites jouer la concurrence en ayant comparé les tarifs pratiqués par les autres établissements avant votre entretien.
Le principe d’une négociation est d’avoir quelque chose à offrir en échange de ce que l’on demande. Mettez donc en avant le potentiel de développement de votre activité sur les mois et années à venir.
En 2026, les taux des cotisations sociales prélevées par l’URSSAF sont de :
Alors, on commence ?
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