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Lors de ses démarches de création, l’auto-entrepreneur notifie une activité principale qui permet de lui attribuer un code APE (Activité Principale Exercée). Que se passe-t-il s’il souhaite se diversifier et développer d’autres activités liées entre elles ou complètement distinctes ? Est-il possible de cumuler plusieurs activités au sein d’une même micro-entreprise ? Comment s’y prendre ? Déclaration, seuils de chiffre d’affaires, gestion et imposition, Kandbaz éclaire votre lanterne et vous explique tout ce que vous devez savoir pour gérer efficacement plusieurs activités sous le statut d’auto-entrepreneur.
L’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) est une personne physique, qui exerce une activité commerciale, artisanale ou libérale de manière indépendante sous le régime de la micro-entreprise.
Crée en 2009 pour faciliter la création et le démarrage d’une activité indépendante, le statut d’auto-entrepreneur est officiellement devenu le micro-entrepreneur. Il profite de conditions de création et de gestion très simplifiées :
L’auto-entrepreneur exerce son activité professionnelle en nom propre, sans création d’une société. La plupart du temps, il bénéficie d’une exonération de TVA. Le statut d’auto-entrepreneur est ouvert à toute personne majeure (ou mineure émancipée de plus de 16 ans), résidant en France et non frappé d’une interdiction de gestion d’une entreprise.
La micro-entreprise peut correspondre à une activité principale comme à une activité complémentaire. Sous certaines conditions, ce statut est cumulable avec les statuts de salarié, de demandeur d’emploi, d’étudiant ou de retraité. L’auto-entrepreneur n’est autorisé à détenir qu’une seule micro-entreprise, mais il peut y exercer plusieurs activités. Elles peuvent être de même nature, comme deux activités commerciales, ou de natures différentes comme une activité artisanale et une activité libérale.
Le statut d’auto-entrepreneur présente de nombreux avantages pour un professionnel ayant une activité unique comme des activités variées :
Le code du commerce permet de légiférer sur le cumul d’activités pour l’auto-entrepreneur. Il le rend possible sous certaines conditions :
Quel que soit le nombre d’activités professionnelles exercées par le micro-entrepreneur, les chiffres d’affaires cumulés ne peuvent pas excéder le plafond maximal :
Le cumul d’activités a également des implications fiscales pour l’auto-entrepreneur :
Pour mieux comprendre les moyens pour avoir plusieurs activités au sein d’une auto-entreprise, rappelons-nous les généralités sur un auto-entrepreneur ainsi que les activités que ce dernier est en mesure d’exercer. Tout d’abord, il faut savoir que le statut d’auto-entrepreneur est un statut qui peut uniquement être porté par une personne physique, majeure et capable. Ainsi, la personne en question doit avoir plus de 18 ans et sans une interdiction d’exercice d’activité. En ce qui concerne les activités, un autoentrepreneur peut exercer une activité commerciale.
C’est-à-dire de l’achat pour la revente de marchandise. Ce dernier peut également effectuer les prestations de service, mais aussi des activités artisanales et certaines activités libérales. Cependant, certaines activités ne peuvent pas être exercées sous ce statut, à savoir les activités agricoles, artistiques ainsi que les professions libérales réglementées comme avocat, médecin, architecte ou expert-comptable.
Quand une micro-entreprise exerce une activité mixte, celle-ci fait l’objet de certaines réglementations sur les seuils à respecter. Notamment, quand les deux activités relèvent du même seuil, le plafond du chiffre d’affaires demeure le même. En effet, malgré le fait que l’auto-entrepreneur cumule deux activités, le seuil de chiffre d’affaires n’augmente pas, mais reste le même. À savoir un plafond global de 77 700 euros pour deux activités libérales ou deux activités artisanales avec 21,2 % de cotisations sociales à régler. Par contre, pour deux activités commerciales, les cotisations sociales à régler sont de 12,3 % et le seuil de chiffre d’affaires est de 188 700 euros.
Toutefois, si les activités relèvent de différents seuils, il faudra déterminer l’activité principale entre les deux. Ce sera celle qui génère le plus de chiffre d’affaires qui servira de plafond de référence pour le calcul du seuil de chiffre d’affaires cumulé des deux activités. Pour les activités commerciales, le plafond de chiffre d’affaires est de 188 700 euros dont 77 700 euros pour l’activité secondaire, le taux de cotisation sociale à régler est de 12,8 % pour l’activité principale et de 21,2 % pour l’activité secondaire qu’il s’agisse d’une activité libérale ou d’une prestation de service.
En ce qui concerne les prestations de services, le seuil de chiffre d’affaires est de 77 700 € et un taux de cotisation sociale de 21,2 %. 111 000 euros peuvent être ajoutés à ce plafond au vu de l’activité secondaire avec un taux de cotisation sociale de 12,8 % pour une activité commerciale et 24,6 % pour une activité libérale BNC ou 23,2 % pour une activité libérale Cipav. Enfin, pour les activités libérales, le plafond de chiffre d’affaires est de 77 700 euros auxquels peuvent s’ajouter 111 000 euros qui sont dédiés à l’activité secondaire.
Au sujet des activités qui sont liées entre elles, voici les réglementations sur les seuils à respecter. Il peut parfois s’agir d’un auto-entrepreneur qui propose des prestations de services ainsi que la commercialisation de matériel nécessaire à ses services. Dans ce cas de figure, il y a deux possibilités pour déterminer le plafond de chiffre d’affaires :
Pour ce qui est des cotisations sociales, dans un cas comme dans l’autre, le taux de cotisation sociale pour l’activité commerciale est de 12,8 %, 21,2 % pour de la prestation de services BIC, 24,6 % pour de la prestation de services BNC et 23,2 % pour une activité libérale Cipav.
Afin de bénéficier du cumul d’activités, l’auto-entrepreneur devra passer par certaines étapes administratives. Il est important de noter que chaque activité exercée par une micro-entreprise doit faire l’objet d’une déclaration auprès des autorités compétentes. Ainsi, la déclaration de vos activités se fait en ligne auprès du guichet unique de l’INPI. Cette déclaration d’activité se fait dans deux cas différents :
Les démarches sont très simples, en 5 étapes :
Le Guichet unique transmet directement les informations mises à jour aux organismes concernés :
Bon à savoir : le numéro d’immatriculation SIREN de la micro-entreprise ne change pas lorsque l’auto-entrepreneur ajoute une activité. En revanche, le Siret change s’il en profite pour changer la domiciliation de son activité. Pour limiter les tracas liés à l’utilisation de votre adresse personnelle, pensez à faire appel à une société de domiciliation spécialisée comme Kandbaz ! En plus de mettre à votre disposition une adresse prestigieuse, nous prenons en charge les démarches administratives pour ajouter une activité à votre micro-entreprise et changer sa domiciliation.
Pour commencer, l’auto-entrepreneur doit être en mesure d’identifier précisément les encaissements liés à chaque activité. Cela signifie que son livre de recettes doit être détaillé. Dans l’idéal, il tient deux livres de comptes séparés. C’est la même logique pour le registre d’achats obligatoires pour les activités commerciales. S’il vend deux types de produits ayant trait à deux activités différentes, il aura deux registres d’achats distincts. Enfin, les devis et factures doivent lister précisément les biens et services fournis afin que l’on puisse clairement identifier le chiffre d’affaires issu de chaque activité.
Nous l’avons vu, l’auto-entrepreneur déclare distinctement les différents chiffres d’affaires selon la nature de l’activité dont ils relèvent. Chaque activité se voit appliquer le taux de cotisations sociales qui lui correspond. De même, l’abattement forfaitaire avant calcul de l’impôt sur le revenu s’adapte aux différents types de revenus professionnels déclarés par l’auto-entrepreneur.
L’entrepreneur cotise à la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants). Le fait qu’il regroupe plusieurs activités au sein de sa micro-entreprise n’a pas d’impact sur ses droits sociaux. Plus son chiffre d’affaires cumulé est important, plus il cotise. Il obtient par exemple des droits supérieurs pour sa retraite ou pour ses indemnités journalières. Bon à savoir : l’auto-entrepreneur ne peut percevoir des indemnités journalières qu’après au moins un an d’activité et il doit avoir réalisé un minimum de chiffre d’affaires cumulé annuel.
Si la micro-entreprise représente une activité secondaire, l’auto-entrepreneur bénéficie de la couverture sociale, maladie et retraite, liée à son statut principal de salarié, retraité ou étudiant. Ces cumuls d’activités peuvent être soumis à des plafonds de revenus, comme 23 550 € pour les retraités en 2026. Au-delà, leur pension peut être suspendue.
L’auto-entrepreneur qui doit gérer et développer plusieurs activités n’a pas d’autre choix que de s’organiser pour optimiser son temps de travail.
Chaque activité a ses spécificités et il est nécessaire d’identifier les priorités et les pics d’activités. Plutôt que de gérer les choses de façon désordonnée comme elles arrivent, l’auto-entrepreneur peut définir des blocs de temps dédiés à chacune de ses activités. Cela minimise les interruptions dans son travail et maximise sa concentration sur chaque tâche. Ainsi, il évite de perdre énormément de temps en passant constamment du coq à l’âne. Bien sûr, il faut s’y tenir ! Un calendrier des tâches est un guide qui doit rester flexible et s’adapter aux aléas de l’activité.
Les auto-entrepreneurs anxieux ou moins agiles peuvent prévoir une marge de manœuvre ou des zones tampons clairement indiquées sur leur emploi du temps. Pour prévenir le surmenage et l’épuisement professionnel, il est essentiel de programmer des moments de repos et de déconnexion. Les travailleurs indépendants ne sont pas à l’abri du burn-out.
À l’ère du numérique, de nombreux outils aident l’auto-entrepreneur dans son organisation et dans l’automatisation de certaines tâches. La plupart sont disponibles en versions gratuites, il serait dommage de s’en priver :
Non. Le code APE d’une entreprise correspond à son Activité Principale Exercée. Si les autres activités doivent être déclarées, cela ne modifie pas le code APE et n’en rajoute pas d’autres.
L’auto-entrepreneur doit toujours déclarer une activité principale, et les autres en secondaire. Si son activité principale change, son code APE changera aussi, mais il n’y en aura toujours qu’un seul.
Directement en ligne via le Guichet unique de formalités des entreprises, dans la rubrique dédiée aux modifications de l’entreprise.
Oui. Il suffit de déclarer une activité principale qui génère le code APE, puis une ou plusieurs activités secondaires. C’est possible lors de la création, comme en cours d’activité.
Alors, on commence ?
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