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En résumé, voici ce qui change pour les auto-entrepreneurs en 2026 :
Ces évolutions visent à renforcer votre protection sociale tout en modernisant vos pratiques. Une préparation proactive vous permettra de naviguer sereinement ces changements et de maintenir la croissance de votre activité d’auto-entrepreneur !
Les cotisations sociales des auto-entrepreneurs connaîtront une évolution significative en 2026. Cette modification importante du régime fiscal aura des répercussions directes sur votre activité et vos droits sociaux.
L’augmentation des cotisations sociales s’inscrit dans une réforme progressive lancée par le gouvernement en 2024. Son objectif principal est de renforcer la protection sociale des travailleurs indépendants, et plus particulièrement leur couverture retraite.
Jusqu’à présent, beaucoup d’auto-entrepreneurs découvraient parfois tardivement que leurs cotisations ne leur permettaient pas de bénéficier d’une retraite complémentaire suffisante. Résultat : une protection sociale limitée et des droits à la retraite souvent en décalage avec la réalité de leur activité.
La réforme vise donc à corriger cette situation. Grâce à l’augmentation progressive des cotisations, vous cotisez désormais davantage pour votre retraite complémentaire. Concrètement, cela vous permet d’accumuler des points tout au long de votre activité, qui seront ensuite transformés en droits lors de votre départ à la retraite, afin de sécuriser davantage votre avenir.
À compter du 1er janvier 2026, les taux de cotisations sociales évolueront et dépendront de la nature de votre activité.
Voici les principaux taux applicables :
À noter que certains secteurs continuent de bénéficier de taux préférentiels. C’est notamment le cas des recettes issues de la location de meublés de tourisme classés, qui conservent un taux de cotisations sociales fixé à 6 %.
Cette évolution des cotisations aura un impact positif direct sur votre retraite. La réforme prévoit une nouvelle répartition des cotisations afin de renforcer le financement de la retraite complémentaire. Dès 2026, la part consacrée à cette retraite complémentaire augmente de manière significative, en particulier pour les activités relevant des BNC, où elle atteindra 21 % du total des cotisations.
Concrètement, selon la Fédération nationale des auto-entrepreneurs (FNAE), cette évolution pourrait se traduire par un gain moyen d’environ 75 € supplémentaires par mois en retraite complémentaire. Bien entendu, ce montant reste indicatif : il dépendra de votre chiffre d’affaires et de la durée pendant laquelle vous cotisez.
Vos cotisations sociales continueront à financer plusieurs volets essentiels de votre protection sociale :
Pour mieux comprendre cette répartition, prenons un exemple concret : un commerçant déclarant 100 000 € de chiffre d’affaires annuel versera 12 300 € de cotisations sociales. Sur ce montant, 7 774 € seront affectés à l’assurance vieillesse, contribuant ainsi à une couverture retraite plus solide et mieux adaptée à l’avenir.
La question de la TVA pour les auto-entrepreneurs a suscité de nombreux débats en 2025, avec plusieurs tentatives de réformes. Contrairement aux bouleversements annoncés, 2026 sera finalement marquée par une stabilité inattendue dans ce domaine.
Après plusieurs rebondissements, les seuils de franchise de TVA resteront finalement inchangés en 2026. Le Sénat a en effet rejeté la proposition d’unification des seuils prévue dans le projet de loi de finances pour 2026. Le dispositif actuel est donc maintenu, avec deux seuils distincts :
Ce maintien fait suite à un parcours législatif particulièrement mouvementé. À l’origine, le gouvernement envisageait la mise en place d’un seuil unique de franchise de TVA fixé à 25 000 € dès 2025. Face aux nombreuses réactions et contestations, cette mesure avait d’abord été suspendue jusqu’à fin 2025, avant d’être définitivement abandonnée le 3 novembre 2025.
Une nouvelle proposition a ensuite vu le jour, prévoyant un seuil unifié à 37 500 € pour 2026, avec une exception abaissée à 25 000 € pour le secteur du bâtiment. Là encore, cette option a été rejetée.
En pratique, cela signifie que les règles actuelles de franchise de TVA continuent de s’appliquer en 2026, offrant ainsi une stabilité bienvenue aux auto-entrepreneurs dans la gestion de leur activité.
Lorsque vous dépassez les seuils de franchise TVA, les conséquences sont immédiates et significatives.
Dès le premier jour du dépassement, vous devez :
Pour rappel, en cas de dépassement des seuils majorés (93 500 € pour les activités commerciales et 41 250 € pour les prestations de services), la franchise cesse de s’appliquer dès le premier jour du dépassement.
Par ailleurs, si vous dépassez les seuils deux années consécutives, vous basculez automatiquement dans le régime fiscal du réel et perdez le statut d’auto-entrepreneur.
Pour éviter toute mauvaise surprise, suivez régulièrement votre chiffre d’affaires. La franchise en base de TVA est applicable en 2025 si votre chiffre d’affaires de 2024 est inférieur aux limites établies. Si vous approchez des seuils, anticipez les conséquences sur votre trésorerie et vos tarifs.
Sachez également que vous pouvez volontairement renoncer à la franchise en base de TVA. Cette option, valable deux ans, vous permet de récupérer la TVA sur vos achats professionnels. Elle peut s’avérer avantageuse si vous réalisez d’importants investissements.
Ainsi, malgré les tentatives de réforme, le régime de TVA des auto-entrepreneurs restera stable en 2026, offrant un cadre juridique lisible et pérenne, comme l’a souligné le groupe RDPI lors des débats parlementaires.
En plus des changements fiscaux, 2026 apporte son lot d’obligations administratives pour les auto-entrepreneurs. Ces nouvelles exigences visent à moderniser et sécuriser les échanges commerciaux.
À partir du 1er septembre 2026, vous devrez obligatoirement recevoir des factures électroniques au format structuré via une Plateforme Agréée.
Ensuite, dès le 1er septembre 2027, vous serez également tenu d’émettre vos factures en format électronique pour vos clients professionnels. Cette réforme vise principalement à lutter contre la fraude fiscale et à simplifier les obligations déclaratifs.
Notez que même si vous bénéficiez de la franchise en base de TVA, vous restez concerné par cette obligation.
Parallèlement à la facturation électronique, l’e-reporting deviendra obligatoire selon le même calendrier. Ce dispositif vous impose de transmettre à l’administration fiscale des informations sur vos transactions, notamment les montants et la TVA associée. Pour les micro-entrepreneurs en franchise de base, ces données devront être transmises tous les deux mois.
Pour respecter ces obligations, vous devrez choisir une Plateforme Agréée (anciennement PDP). Ces plateformes, immatriculées par l’État, sont des intermédiaires essentiels qui structurent vos factures selon un format standardisé (UBL, CII ou Factur-X).
Dès le 20 mai 2026, la déclaration de votre activité devra impérativement se faire via un téléservice national centralisé.
Pour les auto-entrepreneurs formateurs détenteurs d’un numéro de déclaration d’activité (NDA), les contrôles seront considérablement renforcés. Des indices sérieux de non-conformité pourront entraîner la suspension provisoire de votre NDA, voire son annulation définitive en cas de fraude avérée.
Si vous mettez des produits sur le marché français (fabrication, importation ou distribution), vous êtes concerné par la Responsabilité Élargie du Producteur. Ce dispositif vous oblige à gérer la fin de vie de vos produits en adhérant à un éco-organisme agréé et en réglant une éco-contribution.
À partir de 2026, les obligations et les contrôles seront nettement intensifiés. Concrètement, vous devrez :
Certains secteurs d’activité connaîtront des transformations spécifiques dans le cadre des réformes auto entrepreneur 2026. Ces changements ciblés s’ajoutent aux évolutions générales du régime.
La location meublée connaît actuellement une réforme en profondeur, avec des changements importants selon le type d’activité exercée.
Depuis 2025, les meublés de tourisme classés sont rattachés aux BIC prestations de services. Le taux de cotisations sociales est toutefois maintenu à 6 %, ce qui permet de préserver un régime social avantageux pour ces activités.
En revanche, la situation évolue fortement pour les meublés de tourisme non classés. À compter du 1er janvier 2026, ils ne pourront plus relever du régime de l’auto-entrepreneur. Les loueurs concernés devront donc basculer vers le régime réel des travailleurs indépendants avant la fin de l’année 2025, avec des obligations comptables et fiscales plus lourdes.
Concernant les chambres d’hôtes, de nouvelles règles s’appliqueront également dès 2026 :
Enfin, il est important de préciser que les revenus de location meublée inférieurs à 23 000 € par an ne nécessitent pas d’affiliation à la Sécurité sociale, ce qui peut constituer un point de vigilance selon votre niveau d’activité.
Ces évolutions rendent indispensable une anticipation afin de choisir le régime le plus adapté à votre situation.
Les formateurs auto-entrepreneurs utilisant le CPF font face à une surveillance accrue. La loi du 30 juin 2025 permet désormais la suspension provisoire de l’enregistrement de votre déclaration d’activité dès les premiers indices de non-respect des obligations. En cas de manœuvres frauduleuses, l’annulation définitive du NDA devient possible.
Par ailleurs, la Caisse des Dépôts peut suspendre le versement des fonds pendant trois mois si des manquements sont détectés. Dès mars 2025, un référentiel de 17 critères sert de cadre à 1 000 audits de contrôle qualité.
Grande nouvelle pour les auto-entrepreneurs ! Les plafonds de chiffre d’affaires ont été revalorisés pour la période 2026-2028 :
On note également que les meublés de tourisme non classés voient leur plafond fortement abaissé, avec un chiffre d’affaires limité à 15 000 €. De leur côté, les chambres d’hôtes sont désormais plafonnées à 77 700 €, contre 188 700 € auparavant.
En dehors de ces cas spécifiques, les auto-entrepreneurs bénéficient donc d’une stabilité des seuils, ce qui permet de mieux anticiper leur activité pour l’année 2026.
Les principaux changements incluent une hausse des cotisations sociales, l’introduction de la facturation électronique obligatoire, et des modifications spécifiques pour certains secteurs comme la location meublée et la formation.
Les taux de cotisations sociales augmenteront, atteignant jusqu’à 26,1% selon l’activité. Cette hausse vise à améliorer la protection sociale, notamment la retraite, avec une augmentation moyenne estimée à 75 euros par mois pour la retraite complémentaire.
Contrairement aux attentes, les seuils de franchise de TVA resteront inchangés en 2026. Ils demeurent à 85 000 € pour les activités commerciales et d’hébergement, et à 37 500 € pour les prestations de services.
À partir du 1er septembre 2026, les auto-entrepreneurs devront recevoir des factures électroniques au format structuré. L’émission de factures électroniques deviendra obligatoire à partir du 1er septembre 2027 pour les transactions avec d’autres professionnels.
Alors, on commence ?
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