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Exercer un métier manuel en tant qu’indépendant séduit de plus en plus de professionnels. Le statut d’artisan auto-entrepreneur offre justement un cadre simple et accessible pour se lancer, avec des démarches allégées et une gestion administrative réduite.
Kandbaz fait le point pour vous aider à comprendre ce statut et démarrer votre activité artisanale dans les meilleures conditions.
Le statut d’artisan auto-entrepreneur combine deux concepts distincts qui, ensemble, offrent un cadre juridique adapté aux professionnels des métiers manuels. Pour bien saisir les spécificités de ce statut, il est nécessaire de comprendre ses composantes et ses avantages.
L’artisan est avant tout défini par son métier et non par son statut juridique. Il s’agit d’un professionnel qui exerce une activité manuelle de production, transformation, réparation ou prestation de services. Pour être considéré comme artisan, il faut exercer l’une des activités répertoriées dans la liste des métiers de l’artisanat.
En revanche, l’auto-entrepreneur (désormais appelé micro-entrepreneur) est un régime juridique, fiscal et social simplifié. Ce n’est pas un métier mais une façon d’exercer une activité indépendante avec des formalités allégées.
Ainsi, un artisan auto-entrepreneur est un professionnel qui exerce un métier artisanal tout en bénéficiant du régime simplifié de la micro-entreprise. Il s’agit donc d’une combinaison entre un type de métier (artisanal) et un régime juridique (micro-entreprise).
Pour obtenir la qualité d’artisan, plusieurs conditions doivent être remplies :
Le régime de la micro-entreprise offre de nombreux avantages aux artisans :
La gestion comptable est considérablement allégée, sans obligation de tenir une comptabilité complexe. Une simple tenue d’un livre chronologique des recettes et un registre des achats suffisent.
Vous pouvez opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, permettant de payer vos impôts en même temps que vos cotisations sociales, avec un taux forfaitaire de 1% du chiffre d’affaires pour les activités de vente et 1,7% pour les prestations de services artisanales.
Les cotisations sociales sont calculées selon un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé : 12,8% pour les activités de vente et 22% pour les prestations de services artisanales. Ces cotisations ne sont dues que si vous réalisez un chiffre d’affaires.
Tant que votre chiffre d’affaires reste inférieur aux seuils de la franchise en base de TVA (94 300 € pour les activités de vente et 36 500 € pour les prestations de services), vous êtes dispensé de facturer, déclarer et payer la TVA.
En tant qu’artisan auto-entrepreneur, vous pouvez utiliser le titre d’artisan et bénéficier de la reconnaissance associée à ce statut, notamment si vous possédez une qualification professionnelle. Cela peut constituer un argument commercial important auprès de vos clients.
Bon à savoir : rappelez-vous que ce statut impose des limites, notamment le plafond de chiffre d’affaires qui doit rester sous les seuils de la micro-entreprise.
Concrétiser votre projet d’artisan en micro-entreprise nécessite plusieurs démarches administratives. Depuis le 1er janvier 2023, les procédures ont été simplifiées grâce au guichet unique, mais certaines étapes demeurent incontournables.
L’immatriculation au Répertoire des Métiers reste une obligation légale pour tout artisan. Cette formalité s’effectue désormais via le Registre National des Entreprises (RNE), géré par l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).
Cette démarche est entièrement gratuite pour les micro-entrepreneurs exerçant une activité artisanale. Ce registre constitue l’identité officielle de votre entreprise et rassemble toutes les informations essentielles : numéro SIREN, code APE et SIRET.
Attention : l’absence d’immatriculation est considérée comme un délit, passible d’une amende pouvant atteindre 7 500 €. Fournir des informations inexactes ou incomplètes peut vous coûter une amende de 4 500 € et jusqu’à 6 mois d’emprisonnement.
Toutes les formalités d’entreprise passent désormais par le guichet unique électronique de l’INPI, qui a remplacé les anciens Centres de Formalités des Entreprises (CFE). Pour créer votre micro-entreprise artisanale, connectez-vous sur e-procedures.inpi.fr et sélectionnez « Entrepreneur individuel ».
Respectez bien les délais : votre demande doit être effectuée au plus tôt 1 mois avant le début d’activité ou au plus tard dans les 15 jours suivant la date de démarrage. Une fois le dossier déposé, vous recevrez un récépissé « En attente d’immatriculation » qui vous permettra d’accomplir certaines démarches.
La domiciliation détermine l’adresse administrative de votre entreprise et votre rattachement aux organismes administratifs. Cette étape préalable est indispensable à l’immatriculation.
Plusieurs solutions s’offrent à vous :
À lire également : se domicilier comme artisan
Votre dossier d’immatriculation doit contenir :
Si vous êtes marié sous le régime de la communauté, ajoutez une attestation de délivrance de l’information donnée à votre conjoint concernant les conséquences des dettes professionnelles sur les biens communs.
Une fois votre immatriculation validée, vous recevrez vos numéros d’identification et pourrez télécharger gratuitement votre extrait d’immatriculation au RNE sur le site de l’INPI.
Exercer en tant qu’artisan auto-entrepreneur vous impose plusieurs obligations légales qu’il ne faut pas prendre à la légère. Ces exigences protègent à la fois votre professionnalisme et vos clients.
Impossible d’échapper à cette règle : vous devez justifier de votre compétence professionnelle.
Deux possibilités s’offrent à vous :
Cette exigence devient particulièrement stricte pour les métiers réglementés : plomberie, maçonnerie, menuiserie ou coiffure. N’oubliez pas non plus que vous ne devez pas avoir été condamné à une interdiction de gérer.

Certaines assurances ne relèvent pas du choix mais de l’obligation légale :
L’assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) est imposée pour toutes les activités réglementées. Elle vous couvre si vous causez des dommages à vos clients ou à des tiers.
L’assurance décennale concerne tous les artisans du bâtiment. Elle couvre les dommages compromettant la solidité ou l’usage d’un ouvrage pendant 10 ans après les travaux. L’absence de cette assurance constitue un délit passible d’une amende de 75 000 € et de 6 mois d’emprisonnement.
Bon à savoir : depuis 2014, vous devez obligatoirement mentionner sur vos devis et factures les coordonnées de votre assureur et la couverture géographique du contrat.
Les métiers de l’alimentation sont soumis à des règles d’hygiène particulièrement strictes. Si vous exercez dans la restauration commerciale, maîtriser la réglementation devient indispensable face aux services de contrôle.
Ces obligations incluent l’identification des dangers potentiels, l’application des bonnes pratiques d’hygiène et la mise en place d’un plan de maîtrise sanitaire (PMS). D’autres secteurs artisanaux imposent également leurs propres normes de sécurité.
Bonne nouvelle ! Depuis la loi PACTE de 2019, le Stage de Préparation à l’Installation est devenu facultatif. Il reste néanmoins vivement recommandé pour tout nouvel artisan.
Ce stage dure 30 heures réparties sur 5 jours et coûte entre 220 et 300 euros selon les Chambres des Métiers et de l’Artisanat. Les demandeurs d’emploi peuvent bénéficier d’une prise en charge via France Travail.
Le programme aborde des sujets essentiels : gestion d’entreprise, fiscalité et statut social de l’artisan. Vous recevrez une attestation de suivi à l’issue.
Bon à savoir : vérifiez les spécificités de votre secteur d’activité auprès de votre CMA
Les métiers artisanaux regroupent une grande variété d’activités pouvant être exercées sous le statut d’auto-entrepreneur. Ces activités sont classées en quatre grandes familles selon un décret officiel. Pour chacune d’entre elles, certaines réglementations spécifiques peuvent s’appliquer.
Le secteur du bâtiment rassemble de nombreuses professions artisanales accessibles aux auto-entrepreneurs. Parmi les métiers les plus courants, on retrouve :
Ces métiers nécessitent généralement une qualification professionnelle spécifique, comme un CAP, un BEP ou une expérience professionnelle d’au moins 3 ans. Par ailleurs, certaines activités requièrent des certifications particulières, notamment la certification RGE pour les travaux de rénovation énergétique.
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Dans le domaine alimentaire, plusieurs activités artisanales peuvent être exercées en micro-entreprise. Ces métiers concernent autant la fabrication que la vente de produits alimentaires :
En tant qu’auto-entrepreneur traiteur, par exemple, vous devez posséder un diplôme dans la spécialité choisie ou justifier d’une expérience de trois ans. De plus, vous devez respecter des normes strictes en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire.
Cette catégorie englobe des activités diverses tournées vers les services aux particuliers :
Certaines de ces activités nécessitent une déclaration spécifique pour permettre à vos clients de bénéficier d’avantages fiscaux, notamment le crédit d’impôt de 50% des dépenses. D’autres, comme la garde d’enfants de moins de 3 ans ou l’assistance aux personnes âgées, exigent un agrément préfectoral.
Ce secteur regroupe les activités de fabrication à petite échelle impliquant un savoir-faire manuel :
Pour être considérées comme artisanales, ces activités doivent être exercées de manière indépendante, avec un travail manuel prépondérant et dans des structures à taille humaine. La production doit également se faire de manière unitaire et non « en série ».
Quelle que soit la catégorie choisie, n’oubliez pas que pour exercer une activité artisanale en tant qu’auto-entrepreneur, vous devez pouvoir justifier d’une qualification professionnelle et respecter les obligations liées à votre métier, notamment en matière d’assurances et de normes techniques.
Le régime fiscal et social représente l’un des atouts majeurs du statut d’artisan auto-entrepreneur. Cette simplicité facilite considérablement la gestion de votre activité artisanale.
Saviez-vous que le régime micro-BIC vous permet d’appliquer un abattement forfaitaire automatique ? Cet abattement pour frais professionnels s’élève à 71% pour les activités de vente et 50% pour les prestations de services artisanales sur votre chiffre d’affaires.
Vous pouvez également opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Cette option vous permet de payer vos impôts directement avec vos cotisations sociales : 1% pour la vente de marchandises et 1,7% pour les services artisanaux.
Le régime micro-social constitue un véritable avantage. Vos cotisations sociales se calculent selon un pourcentage unique de votre chiffre d’affaires :
Ces cotisations ne sont dues que si vous réalisez effectivement un chiffre d’affaires. Aucun chiffre d’affaires = aucune cotisation à payer.
Bon à savoir : vous pouvez bénéficier d’une exonération partielle ou totale durant vos 12 premiers mois d’activité, notamment avec l’ACRE.
Tant que votre chiffre d’affaires reste sous les seuils de franchise (94 300 € pour la vente et 36 500 € pour les services), vous êtes dispensé de facturer, déclarer et payer la TVA. L’inconvénient ? Vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos achats.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) concerne tous les artisans auto-entrepreneurs. Vous bénéficiez d’une exonération l’année de création de votre entreprise. Si votre chiffre d’affaires reste inférieur à 5 000 €, vous êtes totalement exonéré de CFE. Cette cotisation se paie en décembre.
Un artisan est défini par son métier manuel, tandis qu’un auto-entrepreneur bénéficie d’un régime juridique et fiscal simplifié. Un artisan auto-entrepreneur combine ces deux aspects, exerçant un métier artisanal tout en profitant des avantages administratifs du statut d’auto-entrepreneur.
Pour devenir artisan auto-entrepreneur, vous devez avoir une adresse en France, être de nationalité française ou européenne (ou étranger sous certaines conditions), ne pas être sous tutelle ou curatelle, et ne pas avoir d’interdiction de gérer. Il faut également posséder une qualification professionnelle ou une expérience de 3 ans minimum dans le métier choisi.
L’artisan auto-entrepreneur bénéficie du régime micro-BIC avec un abattement forfaitaire de 71% pour la vente et 50% pour les services. Les cotisations sociales sont calculées sur un taux unique de 12,8% pour la vente et 22% pour les services. Il existe aussi une franchise de TVA jusqu’à certains seuils de chiffre d’affaires.
En 2026, le plafond de chiffre d’affaires pour un artisan auto-entrepreneur est fixé à 77 700 € brut annuel. Au-delà de ce seuil, vous devrez changer de statut juridique.
Alors, on commence ?
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