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Résumé :
Il est tout à fait possible d’exercer une profession libérale sous le statut d’auto-entrepreneur. Tout dépend de la nature de votre métier.
Les professions libérales non réglementées peuvent bénéficier du statut simplifié d’auto-entrepreneur. Il s’agit principalement des activités intellectuelles indépendantes qui ne relèvent d’aucune instance comme les consultants, les formateurs, les coachs ou les traducteurs. Ils ont la possibilité de cumuler leur activité avec une ou plusieurs autres activités commerciales ou artisanales à condition de rester dans les plafonds de chiffre d’affaires imposés aux auto-entrepreneurs. Les professions libérales déclarent des BNC (Bénéfices Non Commerciaux), ce qui implique un chiffre d’affaires annuel maximum de 83 600 €.
L’auto-entrepreneur qui cumule 2 professions libérales (consultant en informatique et coach de vie) est limité à 83 600 € au total, de même que celui qui cumule une activité libérale avec une activité artisanale (formateur et coiffeur). En revanche, l’auto-entrepreneur qui cumule une activité libérale avec une activité commerciale peut atteindre un chiffre d’affaires annuel de 203 100 €, dont 83 600 € pour les revenus issus de l’activité libérale. Les professions libérales réglementées membres d’un ordre professionnel ne peuvent pas exercer sous le régime de la micro-entreprise.
C’est par exemple le cas des médecins, des avocats, des experts-comptables ou des architectes. Ils ne sont pas non plus autorisés à cumuler une activité commerciale ou artisanale en auto-entreprise avec leur activité principale réglementée.
Le régime de la micro-entreprise permet d’exercer plusieurs activités sous un même statut. Chacune des activités doit être déclarée, mais l’auto-entrepreneur ne peut avoir qu’une activité principale. C’est elle qui détermine le code APE (Activité Principale Exercée) de l’auto-entreprise. L’auto-entrepreneur peut déclarer une ou plusieurs activités secondaires, ce sont celles qui génèrent le moins de revenus.
Le conseil de Kandbaz : si vous êtes un auto-entrepreneur multi-activité, tenez une comptabilité séparée pour chaque activité afin d’être en mesure de déterminer précisément la part de vos revenus qui découle de chaque activité. Si vous faites une déclaration unique de chiffre d’affaires, vous devez distinguer les montants par nature d’activité (BNC/BIC).
On distingue deux catégories de professions libérales : les professions libérales réglementées et les professions libérales non réglementées. Même s’il n’existe pas de liste officielle des professions libérales non réglementées, vous pouvez savoir si votre activité est libérale en la comparant aux critères qui définissent une activité libérale.
Une activité est dite libérale lorsqu’elle répond à certains critères :
Les professions libérales réglementées nécessitent l’obtention d’un diplôme et l’inscription à un ordre professionnel. C’est le cas des médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers, avocats, notaires, huissiers de justice, pharmaciens, sages-femmes, orthophonistes, architectes, experts-comptables, etc. Elles sont exclues du régime simplifié de la micro-entreprise. Seules les professions libérales non réglementées sont éligibles au statut d’auto-entrepreneur.
Ce sont par exemple les consultants RH, les développeurs web, les coachs de vie, les formateurs, les professeurs indépendants, les graphistes, les rédacteurs ou les naturopathes. Les activités commerciales (vente de produits, restauration), artisanales (plombier, boulanger) et industrielles (fabrication de biens en série) peuvent être exercées sous le statut d’auto-entrepreneur, mais sont écartées du statut libéral.
Avant de vous lancer dans l’immatriculation de votre auto-entreprise libérale, assurez-vous de l’éligibilité de votre activité au régime de la micro-entreprise.
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les démarches de création d’activité se font en ligne sur le portail du Guichet unique de formalités des entreprises, géré par l’INPI. Pour déclarer votre activité, vous devez :
Une fois que vous avez reçu votre numéro SIRET, vous pouvez créer votre espace personnel sur le site de l’URSSAF dédié aux auto-entrepreneurs. C’est indispensable pour effectuer vos déclarations de chiffre d’affaires et payer vos cotisations sociales.
Pour créer votre micro-entreprise, vous devez fournir :
Bon à savoir : Kandbaz ne fournit pas seulement une domiciliation premium à votre micro-entreprise. Nous vous accompagnons sur tous les fronts : gestion de votre courrier, de votre téléphonie et de votre charge administrative, conseils juridiques et comptables, création de votre site internet, location d’un espace de travail ou d’une salle de réunion, etc.
Les formalités de création d’une auto-entreprise libérale sont assez rapides, à partir du moment où vous déposez un dossier complet et conforme :
L’auto-entrepreneur en profession libérale est imposé selon le régime de la micro-entreprise. Il n’a pas la possibilité de déduire ses frais réels. Son imposition porte donc sur le chiffre d’affaires qu’il déclare et pas sur son bénéfice réel.
Comme tous les travailleurs, l’auto-entrepreneur en profession libérale est un contribuable. Il doit régler l’impôt sur le revenu, avec deux possibilités :
Bon à savoir : le taux de versement libératoire dépend du secteur d’activité. Pour les professions libérales, en 2025, il s’élève à 2,2 % du chiffre d’affaires déclaré.
Sans option pour le versement libératoire, l’auto-entrepreneur déclare son chiffre d’affaires sur la déclaration annuelle de revenus de son foyer. L’administration fiscale applique l’abattement forfaitaire de 34 % qui correspond aux activités libérales, puis calcule l’impôt sur le revenu selon le barème progressif en tenant compte de tous les revenus du foyer fiscal. L’auto-entrepreneur libéral ayant opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu paie 2,2 % du chiffre d’affaires qu’il déclare, en même temps qu’il s’acquitte de ses cotisations sociales. Il doit toujours déclarer son chiffre d’affaires annuellement à titre informatif, mais ce revenu n’est pas réimposé.
Pour pouvoir opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, l’auto-entrepreneur libéral doit réunir deux conditions :
Comme tous les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs exerçant une activité libérale bénéficient d’une protection sociale :
Le micro-entrepreneur libéral cotise pour sa retraite lorsqu’il paye ses charges à l’URSSAF. Sa caisse de retraite dépend de la nature de son activité. Lors de la création de son compte URSSAF, il est automatiquement affilié à la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants), anciennement RSI, ou à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse). Avant le 1er janvier 2018, la CIPAV gérait l’ensemble des professions libérales. Depuis, elle ne s’occupe que de 19 activités libérales précisément listées :
Si vous exercez l’une de ces professions, vous relevez du régime de retraite de la CIPAV, sinon, vous dépendez de la SSI.
L’auto-entrepreneur libéral paie ses cotisations sociales lorsqu’il déclare son chiffre d’affaires, mensuellement ou trimestriellement. En 2025, ce taux s’élève à 24,60 % du chiffre d’affaires.
Dans le but d’améliorer la couverture retraite des auto-entrepreneurs exerçant une profession libérale, les taux de cotisations sociales ont progressivement augmenté :
Le versement des cotisations sociales donne à l’auto-entrepreneur des droits à la retraite et à la formation
Selon son année de naissance, l’auto-entrepreneur libéral peut faire valoir ses droits à la retraite à 62 ou 64 ans, 67 ans pour un taux plein automatique. La validation de trimestres requiert un minimum de chiffre d’affaires annuel en 2025. Pour les auto-entrepreneur relevant de la SSI :
Pour les auto-entrepreneurs relevant de la CIPAV :
La retraite de base est calculée sur les 25 meilleures années et la retraite complémentaire avec un système de points. Si des trimestres sont manquants, la pension de retraite de l’auto-entrepreneur est décotée. Bon à savoir : quel que soit le chiffre d’affaires annuel réalisé, l’auto-entrepreneur ne peut pas cumuler plus de 4 trimestres sur une année.
Les auto-entrepreneurs libéraux concourent à la formation professionnelle lorsqu’ils s’acquittent de la contribution à la formation professionnelle. Inclue dans le taux de cotisations sociales, elle représente 0,20 % du chiffre d’affaires des professions réglementées, et 0,25 % ou 0,10 % du chiffre d’affaires des professions libérales non réglementées. Sans distinction du montant des cotisations versées, ils accèdent aux financements via le FIF-PL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professions Libérales).
Pour assurer la pérennité et la conformité de son activité, l’auto-entrepreneur libéral doit rester vigilant et éviter certains pièges.
Le régime de la micro-entreprise est soumis à des limites de chiffre d’affaires annuel qui dépendent de l’activité exercée. Pour pouvoir bénéficier de ce régime simplifié, les auto-entrepreneurs en profession libérale ne doivent pas excéder un chiffre d’affaires annuel de 83 600 € hors taxes. En cas de dépassement, le professionnel bascule automatiquement vers le régime plus contraignant de l’EI (Entreprise Individuelle). Pour anticiper et piloter son activité, il est indispensable de suivre quotidiennement ses encaissements.
L’auto-entrepreneur a l’obligation d’effectuer une déclaration mensuelle ou trimestrielle de son chiffre d’affaires. En cas d’absence de CA, il doit tout de même réaliser une déclaration sur laquelle il inscrit un CA à zéro. Ainsi, il maintient ses droits sociaux et évite les sanctions qui peuvent aller jusqu’à la radiation en cas d’oublis répétés.
L’erreur fiscale la plus récurrente est d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu alors qu’on ne remplit pas les conditions nécessaires. Avant de valider cette option, assurez-vous de bien cocher toutes les cases. Vous avez des doutes ou des questions ? N’hésitez pas à vous rapprocher des experts Kandbaz qui peuvent aussi vous conseiller pour la gestion de votre micro-entreprise.
Oui, la grande majorité des professions libérales (surtout non réglementées) sont compatibles avec le statut d’auto-entrepreneur. Pour les professions réglementées, il faut vérifier les règles spécifiques de chaque ordre professionnel.
Simplicité de création, gestion administrative allégée, imposition forfaitaire du CA (micro-BNC), pas de TVA en dessous des seuils (franchise en base), cotisations sociales proportionnelles au CA.
Le code est attribué par l’INSEE en fonction de l’activité principale déclarée. Pour les libéraux, il commence souvent par 70 (activités des sièges sociaux ; conseil de gestion) ou 85 (enseignement) ou 86 (activités pour la santé humaine), etc. Il est important de bien spécifier son activité.
Le régime micro-BNC (Bénéfices Non Commerciaux). Un abattement forfaitaire (généralement 34 % pour les libéraux) est appliqué sur votre CA pour calculer votre revenu imposable.
Alors, on commence ?
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