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Être auto-entrepreneur et vivre à l’étranger : c’est possible !

Créer son activité en tant qu’auto-entrepreneur tout en vivant hors de France, c’est une réalité de plus en plus répandue. Digital nomades, expatriés, télétravailleurs longue durée : nombreuses sont les personnes qui choisissent de conjuguer liberté géographique et indépendance professionnelle.
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Par Thomas Billerey
Actualisé le 11 septembre 2025

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Créer son activité en tant qu’auto-entrepreneur tout en vivant hors de France, c’est une réalité de plus en plus répandue. Digital nomades, expatriés, télétravailleurs longue durée : nombreuses sont les personnes qui choisissent de conjuguer liberté géographique et indépendance professionnelle.
Mais attention, devenir auto-entrepreneur à l’étranger ne s’improvise pas. Fiscalité, sécurité sociale, domiciliation, comptes bancaires… il faut jongler entre les obligations françaises et les règles du pays d’accueil.
Dans cet article, Kandbaz vous présente les points essentiels à maîtriser pour gérer sereinement votre activité depuis l’étranger !

Est-il possible de devenir auto-entrepreneur en vivant à l’étranger ?

Vous pouvez tout à fait créer une auto-entreprise en étant résident hors de France, à condition de domicilier votre activité sur le territoire français. Concrètement, vous devez disposer d’une adresse professionnelle en France pour que l’INSEE vous attribue un numéro SIRET. Cette adresse ne peut pas être celle d’un logement à l’étranger, même si vous y exercez effectivement votre activité. Vous pouvez alors exercer votre activité depuis l’étranger, tant que vous respectez les obligations fiscales et sociales françaises. C’est une souplesse précieuse pour celles et ceux qui veulent rester indépendants tout en vivant hors du territoire.

Créer et gérer son auto-entreprise depuis l’étranger

Domicilier son auto-entreprise en France

C’est une étape indispensable : sans adresse professionnelle en France, vous ne pouvez pas créer de micro-entreprise. L’administration française exige que toute activité déclarée sous le régime de l’auto-entrepreneuriat dispose d’un siège social localisé sur le territoire national. Cette adresse est indispensable pour recevoir vos courriers officiels, être immatriculé au registre SIRENE et rester en règle vis-à-vis des administrations fiscales et sociales françaises. Vous avez plusieurs possibilités pour domicilier votre entreprise :

  • Utiliser votre ancien domicile, si vous y avez toujours un droit de jouissance (par exemple si le logement vous appartient encore ou si vous l’occupez ponctuellement). C’est une solution économique, mais souvent limitée dans le temps si vous êtes parti définitivement à l’étranger.
  • Domicilier votre activité chez un proche (parent, ami…), avec son autorisation écrite. C’est faisable, mais cela suppose que la personne accepte de recevoir votre courrier professionnel et que cette solution reste stable à long terme.
  • Faire appel à une société de domiciliation agréée comme Kandbaz, qui vous fournit une adresse légale immédiatement utilisable, dans un centre reconnu par l’État. C’est l’option la plus pratique, surtout si vous êtes expatrié.

Cette dernière solution est particulièrement adaptée aux auto-entrepreneurs qui vivent hors de France. Vous obtenez une adresse officielle en quelques clics, sans avoir besoin d’être physiquement présent. Kandbaz vous permet de choisir une adresse valorisante (Paris, Marseille, Bordeaux…), idéale pour renforcer la crédibilité de votre entreprise, tout en bénéficiant de services complémentaires comme la réexpédition de votre courrier à l’étranger, la numérisation de vos documents, ou encore une permanence téléphonique professionnelle.

Permis de travail et visa : ce que dit la législation locale

Même si votre activité est enregistrée en France, vous devez vérifier que le pays dans lequel vous résidez vous autorise à y exercer une activité professionnelle, même à distance. Certains pays demandent :

  • un visa spécifique pour les travailleurs indépendants,
  • une déclaration locale de votre activité,
  • voire une immatriculation dans leur propre registre d’entreprise.

Conseil pratique : avant de vous installer durablement à l’étranger, consultez l’ambassade ou les autorités locales du pays concerné.

Comprendre la fiscalité pour un auto-entrepreneur expatrié

Où payer ses impôts ?

En tant qu’auto-entrepreneur résidant à l’étranger, vous restez généralement imposable en France sur les revenus de votre activité, à condition que celle-ci soit domiciliée sur le territoire français. C’est le cas notamment si votre adresse professionnelle est située en France, si vos clients sont en majorité français, ou si le centre principal de vos intérêts économiques se trouve dans l’Hexagone. Mais cette règle peut être modulée selon votre pays de résidence.

En effet, certains pays imposent également les revenus générés par leurs résidents, même si l’entreprise est déclarée à l’étranger. Il est donc indispensable de vérifier l’existence d’une convention fiscale entre la France et le pays où vous vivez. Ces accords bilatéraux ont pour objectif d’éviter une double imposition et précisent dans quel État les revenus doivent être déclarés. La France a signé ce type de convention avec plus de 120 pays dans le monde.

Bon à savoir : la situation peut varier si vous changez de pays ou de statut fiscal. Pensez à informer les autorités concernées à chaque changement.

Cotisations et taxes à prévoir

Même à l’étranger, vous continuez à régler vos cotisations sociales en France, directement auprès de l’URSSAF. Ce régime simplifié permet de déclarer et payer en ligne, selon un calendrier mensuel ou trimestriel. Vous êtes également redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE), qui dépend de l’adresse de domiciliation de votre activité, ainsi que de l’impôt sur le revenu dans le cadre du régime micro-fiscal. Tous ces prélèvements se font de manière dématérialisée. Il est donc indispensable de disposer d’un compte bancaire compatible avec les services de paiement en ligne de l’administration fiscale française.

Astuce : si la gestion à distance vous inquiète, Kandbaz propose une assistance administrative complète pour vous aider à suivre vos obligations fiscales sans stress, même depuis l’autre bout du monde !

Protection sociale et droits des auto-entrepreneurs à l’étranger

Les systèmes de sécurité sociale en fonction des pays

Quand vous êtes auto-entrepreneur en France mais que vous vivez à l’étranger, votre protection sociale dépend de votre situation. Deux cas de figure :

  1. Vous restez affilié à la sécurité sociale française, si vous n’êtes pas couvert dans votre pays de résidence.
  2. Vous cotisez à la sécurité sociale locale si votre activité est reconnue dans ce pays.

Dans certains cas, vous ne serez plus couvert en France, notamment pour l’assurance maladie. Il peut alors être judicieux de souscrire à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE).

Options de couverture santé pour les expatriés

La CFE permet de maintenir une couverture santé proche de celle que vous auriez en France, tout en vivant à l’étranger. Autres solutions :

  • Assurance santé internationale privée,
  • Affiliation à un régime local obligatoire ou volontaire.

Bon à savoir : ne négligez jamais votre protection sociale. En cas de pépin médical à l’étranger, les frais peuvent vite grimper. Informez-vous avant de partir.

Compte bancaire et gestion des revenus à distance

Ouvrir un compte pro à l’étranger ou garder un compte français ?

Lorsque vous êtes auto-entrepreneur vivant à l’étranger, il est fortement recommandé de conserver un compte bancaire en France, surtout si vous travaillez avec une clientèle française. Un compte compatible avec le prélèvement SEPA vous assure une bonne fluidité dans la gestion de vos obligations administratives. Cela facilite notamment la réception rapide de vos paiements, la déclaration et le règlement de vos cotisations sociales à l’URSSAF, ainsi que la traçabilité de votre activité en cas de contrôle par l’administration fiscale. Disposer d’un compte français reste donc un gage de stabilité et de conformité, même si vous êtes installé à l’étranger depuis plusieurs mois ou années.

En parallèle, rien ne vous empêche d’ouvrir un compte bancaire local dans votre pays de résidence, notamment pour gérer vos dépenses courantes. C’est souvent plus pratique au quotidien, que ce soit pour les paiements en devise locale ou les frais de vie personnelle. De nombreux auto-entrepreneurs expatriés adoptent une double gestion bancaire : un compte en France pour l’entreprise, et un compte à l’international pour la vie quotidienne. Cette organisation permet de concilier rigueur administrative et liberté de mouvement.

Banques en ligne, néobanques, multicompte

Les banques en ligne et néobanques représentent aujourd’hui une solution très appréciée des auto-entrepreneurs vivant à l’étranger. Parmi les plus connues, on retrouve Shine, Qonto, N26 ou encore Revolut. Ces établissements proposent des services conçus pour répondre aux besoins des professionnels nomades : tout est gérable à distance, depuis une simple application mobile ou une interface web intuitive. En optant pour ce type de solution, vous bénéficiez généralement d’une carte bancaire multi-devises, pratique pour éviter les frais lors de vos dépenses à l’étranger, ainsi que d’outils de gestion comptable automatisée.

Certains services permettent de catégoriser vos transactions, de suivre vos encaissements en temps réel ou encore d’éditer des factures conformes, le tout sans avoir à jongler entre plusieurs plateformes. Ce type de compte facilite également la gestion de plusieurs devises et l’ouverture de sous-comptes pour organiser vos revenus par activité, client ou zone géographique. Une vraie aide au pilotage, surtout quand on évolue à l’international. Conseil pratique : privilégiez une solution qui permet à la fois les virements internationaux et les prélèvements français.

Facturation et paiement à l’international

Cas clients dans l’UE

Facturer un client situé dans un autre pays de l’Union européenne est relativement simple pour un auto-entrepreneur, à condition de :

  • mentionner les mentions légales obligatoires sur vos factures (nom, adresse de votre entreprise, numéro SIRET, désignation du service, etc.),
  • utiliser un numéro de TVA intracommunautaire si cela s’avère nécessaire — ce n’est toutefois pas obligatoire en régime micro-entreprise, sauf si vous dépassez certains seuils ou si votre client est assujetti à la TVA,
  • respecter les règles de facturation propres à la nature de votre activité (prestation de service ou vente de biens).

Même si vous êtes exonéré de TVA, vous devez clairement indiquer la raison de cette exonération sur vos factures (ex. : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »). Pensez également à conserver toutes les preuves d’échanges avec vos clients européens.

Cas clients hors UE

Pour les pays situés hors de l’Union européenne, certaines précautions supplémentaires s’imposent :

  • facturation hors taxes (HT), en mentionnant la non-application de la TVA française,
  • vérification des obligations douanières ou fiscales spécifiques au pays dans lequel se trouve votre client.

Selon les législations locales, il est parfois nécessaire de s’immatriculer ou d’obtenir un numéro fiscal pour pouvoir facturer légalement. D’autres pays exigent également que certaines formalités soient remplies (déclarations d’échanges, certifications, etc.). En cas de doute, mieux vaut consulter un expert local ou solliciter l’accompagnement d’un service juridique. Il est aussi essentiel de s’assurer que votre activité est autorisée dans ce pays et que votre contrat respecte la législation en vigueur. Cela protège à la fois votre responsabilité et vos relations commerciales à l’international.

Conseils pour bien facturer sans surcoût

Pour optimiser la gestion de vos paiements à l’international, privilégiez les plateformes de paiement qui appliquent des frais réduits sur les conversions de devises et les transferts : des solutions comme Wise, PayPal Pro ou Stripe sont souvent bien adaptées aux besoins des auto-entrepreneurs expatriés.

Proposer des paiements en euro, lorsque vos clients l’acceptent, peut aussi simplifier vos échanges et limiter les risques de variation de taux de change. Cela vous permet de maintenir une cohérence comptable et de faciliter vos déclarations fiscales. Enfin, pensez à toujours conserver une trace écrite de vos échanges, devis, factures et justificatifs. Cela peut vous éviter bien des complications en cas de contrôle, aussi bien en France que dans votre pays de résidence.

Réseautage et opportunités professionnelles à l’international

Créer un réseau professionnel en ligne

LinkedIn ou encore des forums spécialisés sont des portes d’entrée idéales pour rencontrer d’autres auto-entrepreneurs et élargir vos opportunités. Participez aux groupes locaux ou internationaux, échangez avec des freelances dans votre pays de résidence, soyez actif.

Participer à des événements et conférences pour auto-entrepreneurs

Beaucoup d’événements sont désormais hybrides ou 100% en ligne. C’est l’occasion parfaite de :

  • suivre des formations à distance,
  • échanger avec d’autres entrepreneurs,
  • découvrir de nouveaux marchés.

Organismes et plateformes d’accompagnement à l’international

Si vous êtes auto-entrepreneur à l’étranger, plusieurs structures françaises peuvent vous accompagner dans le développement de votre activité à l’international :

  • France Expérimentation
  • Business France
  • CCI France International
  • Pôle emploi international

Ces organismes proposent des conseils, des aides financières, et des services d’accompagnement personnalisés.

Questions fréquentes

Vous pouvez vivre à l’étranger et créer votre auto-entreprise à condition de la domicilier en France. C’est un préalable obligatoire pour obtenir un numéro SIRET.

Oui, vous pouvez facturer des clients situés dans n’importe quel pays, à condition de respecter les règles fiscales françaises et les règles locales du pays concerné.

Vous ne pouvez pas domicilier une auto-entreprise à l’étranger. Vous devez obligatoirement utiliser une adresse en France, par exemple via un prestataire comme Kandbaz, spécialisé dans la domiciliation d’entreprise.

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