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Au moment de se lancer dans la création d’entreprise, de nombreux professionnels font le choix de l’auto-entreprise, officiellement appelée la micro-entreprise.
Kandbaz vous dit tout sur le statut d’auto-entrepreneur en 2026. Avantages et inconvénients, est-il toujours une option pertinente ?
Le statut d’auto-entrepreneur ou de micro-entrepreneur correspond à la forme simplifiée de l’entreprise individuelle.
Il concerne donc les entrepreneurs qui exercent une activité professionnelle à leur compte, sans avoir créé de société. Il peut s’agir d’une activité artisanale, commerciale ou libérale pratiquée à titre principal ou comme complément de revenus pour des personnes salariées, des étudiants ou des retraités.
Les auto-entrepreneurs bénéficient de formalités de création et de gestion administrative, fiscale et comptable simplifiées. Le statut d’auto-entrepreneur a été pensé pour permettre au plus grand nombre de se lancer facilement dans une activité indépendante.
Le statut de micro-entrepreneur est adapté aux petites structures générant un chiffre d’affaires modéré.
En théorie, toute personne majeure ou mineure émancipée de plus de 16 ans peut devenir auto-entrepreneur. Il faut toutefois respecter certaines conditions :
Le statut d’auto-entrepreneur séduit par sa simplicité, il est idéal pour les professionnels qui souhaitent se lancer sans complications administratives.
Sous réserve de respecter les seuils de chiffre d’affaires et de ne pas exercer une profession réglementée exclue, tout le monde peut devenir micro-entrepreneur. Le statut d’auto-entrepreneur est cumulable avec d’autres catégories de revenus comme les salaires ou les retraites, et même avec les allocations Pôle Emploi sous certaines conditions.
Le régime de la micro-entreprise est particulièrement adaptée à la création d’entreprise, pour lancer une activité à petite échelle ou tester un projet entrepreneurial qui nécessite peu d’investissements, peu de stocks et qui présente peu de risque.
Depuis 2023, l’immatriculation d’une micro-entreprise se fait exclusivement en ligne via le guichet unique des formalités des entreprises administré par l’INPI. Dans la mesure où il n’est pas nécessaire de rédiger des statuts, de déposer un capital social ou de publier une annonce légale, la création d’une micro-entreprise est gratuite.
Bon à savoir : il n’y a pas non plus de frais de greffes.
Les formalités comptables liées à la gestion d’une micro-entreprise sont réduites au maximum. Votre seule obligation est de tenir un livre de recettes, et d’achat selon votre activité. Vous êtes dispensé d’établir un bilan et un compte de résultat annuel.
La plupart des micro-entreprises ont un chiffre d’affaires qui leur permet de ne pas être assujetties à la TVA. Cela vous exonère des formalités mensuelles ou trimestrielles de déclaration de TVA.
Si vous travaillez en BtoB, cela ne change pas grand-chose pour vos clients qui récupèrent la TVA. En revanche, c’est un sacré avantage si vous travaillez en BtoC, car vous pouvez proposer des prestations hors taxe aux particuliers, c’est-à-dire le plus souvent 20 % moins élevées que celles de vos concurrents qui collectent la TVA. Ainsi, vous vous démarquez tout en préservant vos marges.
Même si, par souci de clarté, il est toujours recommandé d’ouvrir un compte bancaire dédié à son activité professionnelle, la réglementation ne vous y contraint que si vous dépassez un chiffre d’affaires annuel de 10 000 euros.
Pour sa déclaration de revenus, l’auto-entrepreneur est soumis au régime micro-fiscal. Moins de formalités comptables, une déduction forfaitaire des charges qui représente souvent un montant supérieur à la réalité, le statut de micro-entrepreneur offre un réel allègement fiscal par rapport aux autres statuts professionnels.
Le système de prélèvement des cotisations sociales appliqué au régime de l’auto-entrepreneur est déjà un avantage en soi. Contrairement à ce qui est pratiqué pour les autres statuts, il n’est pas soumis à une estimation souvent élevée suivie d’une régularisation qui sont toutes deux basées sur un CA effectué en N-2.
Les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur sont systématiquement prélevées au prorata du chiffre d’affaires effectivement réalisé au moment de sa déclaration. Si vous n’encaissez aucun CA, vous ne payez aucune cotisation sociale.
Le taux de prélèvement des cotisations sociales varie selon votre activité. En 2026, il est de :
Même si sa couverture sociale est moindre que celle du régime salarié, ces cotisations sociales permettent au micro-entrepreneur d’avoir une assurance maladie, maternité, retraite et lui donne droit au financement de sa formation professionnelle.
Les démarches liées au régime de la micro-entreprise sont très simplifiées, mais l’auto-entrepreneur est tout de même soumis à des obligations fiscales et sociales. Dans le respect du code général des impôts, il doit notamment déclarer annuellement ses revenus, comme n’importe quel autre contribuable.
Le régime de la micro-entreprise ne permet pas de déduire vos dépenses au réel. En revanche, vous bénéficiez d’un abattement automatique correspondant à une estimation forfaitaire de vos frais professionnels.
Le pourcentage de l’abattement appliqué à votre CA diffère selon votre activité, en 2026, il est de :
Le montant minimum de cet abattement est de 305 € en 2026.
Bon à savoir : Sous conditions d’un plafond de ressources du foyer fiscal en année N-2 (donc en 2026, l’année de référence est 2024), vous avez la possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt qui est alors prélevé en même temps que vos cotisations sociales. À moins que votre foyer soit non imposable, le taux du prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu est très intéressant :
L’auto-entrepreneur a l’obligation de déclarer son chiffre d’affaires auprès de l’URSSAF, directement en ligne dans son espace personnel via la rubrique « déclarer et payer ».
Par défaut, cette déclaration est mensuelle. Le micro-entrepreneur peut opter pour une déclaration trimestrielle, il doit en faire la demande au cours du premier mois suivant son immatriculation.
Attention, cette déclaration est obligatoire même si votre chiffre d’affaires est nul.
Comme tous les contribuables, l’auto-entrepreneur doit en plus effectuer une déclaration fiscale annuelle de ses revenus, et ce même s’il a opté pour le prélèvement libératoire de l’impôt.
Il doit reporter son chiffre d’affaires brut dans les cases prévues à cet effet :
L’administration applique ensuite l’abattement correspondant à votre activité avant de calculer le montant de votre impôt sur le revenu en tenant compte de votre quotient familial.
L’un des inconvénients du statut d’auto-entrepreneur est qu’il est soumis à un plafond de chiffre d’affaires. C’est cohérent avec les intentions initiales des pouvoirs publics qui ont mis en place ce statut pour faciliter le démarrage d’une activité. La micro-entreprise n’est pas adaptée à des activités qui se développent fortement.
Pour profiter des avantages administratifs, fiscaux et sociaux du statut d’auto-entrepreneur, il est indispensable d’avoir un chiffre d’affaires inférieur aux plafonds qui s’élèvent en 2026 à :
Le micro-entrepreneur qui dépasse le plafond de CA imposé à son activité a droit à une année de grâce. Ainsi il peut continuer à bénéficier de son fonctionnement simplifié l’année suivant le dépassement.
En revanche, si le dépassement se renouvelle une deuxième année consécutive, l’auto-entrepreneur bascule automatiquement sous le régime de l’Entreprise Individuelle (EI) dès le 1er janvier suivant. Cela impacte fortement son fonctionnement :
Que ce soit lors de la création de son activité ou en phase de développement, l’auto-entrepreneur peut recevoir diverses aides qui diffèrent selon sa situation ou son activité.
De même qu’il existe des aides financières pour les femmes entrepreneures, les jeunes peuvent recevoir un soutien spécifique :
Pour les créateurs n’ayant pas accès aux financements bancaires, l’ADIE propose des micro-crédits pouvant aller jusqu’à 10 000 €. C’est très intéressant pour les micro-entrepreneurs qui manquent souvent de crédibilité auprès des banques.
Avec la prime d’activité, la CAF soutient financièrement les travailleurs indépendants aux revenus modestes. Ils peuvent également percevoir un prorata de RSA (Revenu de Solidarité Active).
Bon à savoir : Lors de sa création d’entreprise, il est toujours intéressant de se renseigner auprès des collectivités locales. Communes, départements et régions réservent des fonds à l’accompagnement des professionnels souvent distribués sous forme de subventions.
Les auto-entrepreneurs demandeurs d’emploi au moment de leur création d’entreprise peuvent bénéficier de plusieurs dispositifs spécifiques :
Le micro-entrepreneur doit toujours rester vigilant. Même si sa création et son fonctionnement sont facilités, l’activité n’est pas sans risque.
Les revenus de l’auto-entrepreneur sont souvent irréguliers et précaires. Selon son métier, il peut être compliqué de générer des flux de trésorerie constants.
Le fait de ne pas pouvoir déduire ses dépenses effectives peut être financièrement dangereux. Si le montant des frais, des charges et des investissements est supérieur à celui de l’abattement appliqué par les services fiscaux, l’auto-entrepreneur est imposé au-delà de son bénéfice réel. Une telle situation n’est pas viable sur le long terme.
En 2026, le taux de prélèvement de cotisations sociales a augmenté. Pour un entrepreneur imposé au réel, le delta est comptablement réintégré dans ses charges. Pour un auto-entrepreneur qui ne déduit rien, le delta est directement amputé de son revenu final.
Toujours concernant les cotisations sociales, en cas de dépassement des seuils de CA autorisés pour le régime de micro-entrepreneur, le passage au régime de l’EI entraîne d’importants appels de charges systématiques, pas forcément cohérents avec le CA réalisé.
Enfin, la responsabilité de l’auto-entrepreneur est illimitée, en cas de dettes professionnelles il engage la totalité de son patrimoine personnel.
La plupart de ceux qui se lancent comme travailleur indépendant le font en partie pour avoir le luxe de gérer librement leur temps. En théorie c’est le cas, mais en pratique ce n’est pas toujours évident.
L’activité d’un entrepreneur est rarement linéaire. Les périodes creuses laissent place à des périodes de rush. Pendant les périodes où il y a beaucoup de travail, l’auto-entrepreneur ne compte pas ses heures et cela empiète souvent sur son temps personnel ou familial. Il peut aussi être compliqué de planifier des vacances surtout en début d’activité. Pour se lancer et se stabiliser, un business prend 3 ans en moyenne.
C’est l’une des raisons pour lesquelles il est capital d’être soutenu par son entourage quand on crée son entreprise.
Seulement 33 % des auto-entrepreneurs ayant déclaré du CA sont encore actifs au bout de 5 ans, contre 53 % des EI et 67 % des sociétés. L’auto-entrepreneur doit fonder son activité sur des bases solides et rester vigilant en permanence pour ajuster ses pratiques aux évolutions du marché.
Quels que soient votre activité ou votre statut, il est inconscient de vous lancer sans réaliser un business plan. C’est indispensable pour savoir où vous allez.
L’auto-entrepreneur se lance en général dans une activité qui lui plaît et dans laquelle il est susceptible de s’épanouir. C’est primordial, mais il ne faut pas pour autant en perdre la finalité de vue. Votre micro-entreprise doit générer suffisamment de revenus pour vous permettre d’assumer vos charges courantes et de vivre.
La notion de vivre est relative et dépend des individus. Vous devez être capable d’estimer le montant minimum qui vous est nécessaire.
Pour que votre micro-entreprise génère des revenus, il vous faut des clients, c’est-à-dire que vos produits et services répondent bien à un besoin du marché.
Le CA prévisionnel se calcule en tenant compte de ce marché, du nombre de personnes prêtes à payer le prix de vos services sur une année.
Pour calculer vos tarifs, vous devez vous intéresser à la concurrence. Plus votre produit est spécifique, plus vous pouvez proposer une tarification élevée.
Une fois que vous avez obtenu votre CA prévisionnel, vous en déduisez le montant de vos dépenses, charges et frais prévus pour obtenir votre bénéfice réel. Ce bénéfice doit couvrir votre besoin de revenu personnel.
Le monde de l’entreprise évolue en permanence, de même que le marché et les attentes des clients. Pour rester dans le coup, il faut se former en continu pour approfondir vos connaissances et acquérir de nouvelles compétences.
Le principe est valable pour tous les travailleurs, qu’ils soient salariés ou indépendants.
Nous l’avons vu, un auto-entrepreneur qui dépasse les plafonds de CA deux années consécutives bascule automatiquement sous le statut de l’EI. Il est aussi possible, et conseillé, d’anticiper le développement de son activité en basculant vers une structure plus adaptée aux investissements.
Si vous souhaitez pouvoir déduire des frais et des investissements, protéger votre patrimoine, vous associer ou recruter un salarié, vous devez modifier votre statut d’auto-entrepreneur pour créer une société.
Si vous conservez la même activité, il faut radier votre auto-entreprise.
Avant de créer votre société, il convient de choisir sa forme juridique. Cela dépend entre autres de votre situation, de votre activité ou du nombre d’associés. Un expert-comptable ou un avocat peuvent vous conseiller pour la structure la plus adaptée entre SASU, EURL, SARL, SAS, etc.
La création d’une société nécessite de :
En passant d’une micro-entreprise à une société, vous renoncez aux régimes simplifiés micro-fiscal et micro-social, à l’exonération de TVA et avez l’obligation de produire annuellement un bilan comptable et un compte de résultat détaillés.
Bon à savoir : pour être en mesure d’immatriculer votre société, vous devez domicilier son siège social. Pour vous éviter les tracas d’une domiciliation chez vous ou l’obligation de louer immédiatement un local professionnel, Kandbaz met à votre disposition des adresses prestigieuses pour domicilier avec panache votre entreprise.
Dans ses bureaux de domiciliation, Kandbaz vous propose toute une gamme de services qui facilitent votre vie d’entrepreneur comme la gestion de votre courrier ou de votre téléphonie. Kandbaz vous accompagne aussi pour toutes vos démarches administratives et juridiques.
Pour fermer votre micro-entreprise, vous devez effectuer une déclaration de cessation d’activité. Cette démarche se fait en ligne via le site officiel du guichet unique (géré par l’INPI). Une fois votre demande validée, vous recevrez un accusé de réception, et votre radiation sera enregistrée auprès des organismes compétents (INSEE, Urssaf, etc.).
Vous devrez également transmettre une dernière déclaration de chiffre d’affaires, ainsi que, le cas échéant, une déclaration fiscale de cessation. La fermeture d’une micro-entreprise est simple, gratuite, et n’impose pas de justification particulière, mais elle doit être bien formalisée pour éviter toute obligation sociale ou fiscale persistante.
En 2025, les plafonds de chiffre d’affaires à ne pas dépasser pour pouvoir bénéficier du statut d’auto-entrepreneur sont :
Le statut d’auto-entrepreneur, ou micro-entrepreneur est unique. Il regroupe toutefois plusieurs catégories d’activités :
Pour le micro-entrepreneur, les charges sociales sont prélevées sous forme d’un pourcentage du chiffre d’affaires déclaré. S’il ne réalise pas de CA, il ne paie pas de charges. En 2025, les taux de cotisations sociales sont :
Alors, on commence ?
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