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Résumé :
Actuellement appelé SSI (Sécurité Sociale des Indépendants), le RSI de l’auto-entrepreneur (Régime Social des Indépendants) est un organisme de régime de sécurité sociale assurant la prise en charge des maladies et retraite des commerçants ainsi que des artisans d’une part. Il regroupe la couverture maladie des professions libérales ou indépendantes d’autre part.
À cet effet, cette entité est compétente pour effectuer plusieurs missions, à savoir :
Conformément à l’article 15 de la loi sur le financement de la Sécurité sociale en 2018, la fonction de la protection sociale des travailleurs indépendants gérée par le RSI bascule vers la SSI ou le régime général de la Sécurité sociale. De même, le site du RSI dédié à l’auto-entrepreneur a été remplacé par celui de la SSI. Une période transitoire de 2 ans a été nécessaire pour intégrer la Sécurité Sociale des Indépendants dans le cadre du régime général. Parallèlement, les caisses régionales du RSI se transforment en agences de la Sécurité sociale pour les indépendants. Toutefois, l’organisation conventionnée (OC) demeure la principale interlocutrice en matière de versement des prestations maladie et maternité.
Depuis 2019, le micro-entrepreneur n’est plus dans l’obligation de choisir un OC, puisque sa couverture est assurée par la CPAM. D’une manière générale, la réforme du RSI en SSI a permis d’uniformiser les prestations et d’améliorer la qualité de services offerts à l’auto-entrepreneur au sein de son régime social.
Aucun réel changement n’a été effectué sur :
Tout comme pour le RSI de l’auto-entrepreneur, l’affiliation à la SSI est une procédure automatique dès que le professionnel indépendant accède au statut d’auto-entrepreneur. En effet, l’inscription au régime social de l’auto-entrepreneur s’effectue automatiquement lorsqu’il déclare son début d’activité en ligne via le portail du guichet unique de formalités des entreprises. Cette démarche permet à l’assuré de bénéficier d’une couverture sociale lors de son exercice professionnel en contrepartie des cotisations à verser périodiquement.
Le régime social des indépendants est géré par l’URSSAF et prend en compte la nature de l’activité de l’auto-entrepreneur pour le calcul de ses cotisations.
Concernant la couverture sociale, la principale différence se situe au niveau de la retraite, où les professions libérales réglementées cotisent à une caisse spécifique, tandis que les artisans, commerçants et professions libérales non réglementées sont regroupés sous le même régime général.
Lorsque vous créez votre micro-entreprise, vous n’avez pas le choix, vous êtes automatiquement affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (ex RSI) qui est à présent intégrée au régime général. La CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) gère le remboursement des soins de santés, les arrêts de travail, la maternité, etc. Elle est l’un des organismes en charge de la protection sociale des travailleurs indépendants au même titre que l’URSSAF ou les différents organismes de retraite.
L’affiliation du micro-entrepreneur à la SSI ou anciennement le RSI et le versement de ses charges sociales lui ouvre droit à une couverture sociale proche de celle des salariés.
Le rattachement des micro-entrepreneurs à la CPAM permet une prise en charge de leurs frais de santé identique à celle des salariés : consultations, médicaments, soins et hospitalisation.
Les prestations maternité et paternité sont également versées sous réserve de justifier d’une durée minimale d’affiliation et de revenus suffisants au cours des 3 dernières années.
L’auto-entrepreneur cotise à l’assurance retraite, ainsi qu’à la retraite complémentaire rendue obligatoire depuis 2025. Selon le niveau de son chiffre d’affaires, il peut valider jusqu’à 4 trimestres par an. Le calcul de l’acquisition des droits est identique à celui des salariés, mais ils dépendent du chiffre d’affaires annuel.
Le CA minimum nécessaire pour entériner des trimestres diffère selon l’activité de la micro-entreprise.
| Activité | 1 trimestre | 2 trimestres | 3 trimestres | 4 trimestres |
| Vente de marchandises (BIC) | 6 145 € | 12 290 € | 18 434 € | 24 579 € |
| Prestations de services commerciales & artisanales (BIC) | 3 564 € | 7 128 € | 10 692 € | 14 256 € |
| Professions libérales hors CIPAV (BNC) | 2 700 € | 5 400 € | 8 100 € | 10 800 € |
| Professions libérales affiliées CIPAV | 2 694 € | 5 388 € | 8 032 € | 10 776 € |
Selon les ressources globales du foyer, l’auto-entrepreneur peut percevoir des prestations sociales au même titre que les salariés : allocations familiales, prime d’activité, RSA.
Il peut également bénéficier d’indemnités journalières (IJ) en cas de maladie ou d’accident. De 6 € minimum à 64,52 € maximum en 2025, elles sont calculées en fonction du revenu annuel moyen des 3 dernières années, sous réserve d’être affilié depuis au moins 12 mois. Les IJ sont versées avec un délai de carence de 3 jours, donc à compter du 4e jour de maladie.
Le statut de conjoint collaborateur s’adresse au marié, pacsé ou concubin qui travaille régulièrement dans la micro-entreprise sans être rémunéré. Ainsi, le conjoint dispose d’une protection sociale et cotise pour sa retraite. Depuis 2022 cet avantage est limité à 5 ans.
Depuis janvier 2019, la déclaration du CA et le versement des cotisations se font en ligne. En effet, auparavant, le micro-entrepreneur français devait toujours déclarer son CA sur papier en complétant un formulaire et en le transmettant aux services de la SSI, l’ancien RSI de l’auto-entrepreneur, ou auprès de l’URSSAF. Cette opération était ouverte aux auto-entreprises à activités commerciales dont le CA ne dépassait pas 20 700 euros et pour celles exerçant des prestations de services ayant un CA inférieur à 8 300 euros.
À l’heure actuelle, il est possible de procéder à la déclaration sociale des indépendants (DSI) via Internet en optant pour l’un des moyens suivants :
Côté période, la déclaration du CA peut se faire mensuellement ou trimestriellement selon le choix du professionnel. Ladite déclaration s’effectue généralement le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier. Chaque auto-entrepreneur est tenu de respecter les délais impartis sous peine d’être sanctionné.
Le calcul des cotisations de la SSI se fait sur la base du chiffre d’affaires réalisé par l’auto-entrepreneur pendant une certaine période. Pour ce faire, un taux spécifique préétabli est appliqué sur le montant du CA mensuel, trimestriel ou annuel.
Voici comment se présente ce taux, qui varie selon l’activité de l’auto-entrepreneur, en 2025 :
En plus de ce calcul, une contribution à la formation professionnelle est également prise en compte. En effet, l’auto-entrepreneur cotise à la formation professionnelle pour alimenter son CPF (Compte Professionnel de Formation) pour bénéficier de financement afin de développer ses compétences comme n’importe quel autre travailleur.
Celle-ci est évaluée en fonction des taux suivants :
Par ailleurs, il est important de savoir que le calcul des cotisations sociales de la SSI, anciennement le RSI de l’auto-entrepreneur, se fait de manière automatique lors de la déclaration en ligne.
Pour payer ses impôts et ses cotisations auprès de la SSI, anciennement appelé RSI de l’auto-entrepreneur, le micro-entrepreneur a le choix entre deux périodicités, à savoir le paiement mensuel et le paiement trimestriel. La procédure à entamer varie selon qu’il s’agit d’un début d’activité ou non.
La déclaration et le paiement mensuels des impôts et cotisations doivent se faire à la fin du quatrième mois après la date du début d’activité. À titre d’exemple, si un micro-entrepreneur commence son activité au mois de janvier, il devra le faire à la fin du mois de mai.
Pour la déclaration et le paiement trimestriels, l’auto-entrepreneur doit effectuer une première déclaration de son CA et le premier versement de ses cotisations sociales 7 mois suivants la date de son début d’activité.
Si la périodicité choisie est la fréquence mensuelle, l’auto-entrepreneur doit compter 30 jours ou 1 mois après le mois du CA à déclarer afin de procéder aux déclarations et paiement des cotisations. À titre d’indication, pour le mois de mai, le professionnel doit déclarer son CA et payer ses cotisations en fin du mois de juin.
Pour le cas de la déclaration trimestrielle, le micro-entrepreneur dispose d’un mois après la période à déclarer pour régler ses cotisations. Par exemple, si elle est prévue pour les mois de janvier, février et mars, elle devra se faire en fin de mois d’avril.
Une pénalité de 1,5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale est prévue pour chaque retard de déclaration et de paiement. De plus, une majoration qui varie en fonction de la périodicité (5 % pour celle mensuelle et 15 % pour celle trimestrielle) est également ajoutée aux sanctions. En cas de non-déclaration du CA et de non-paiement des cotisations depuis au moins 2 ans successifs, l’auto-entrepreneur risque une radiation de son statut.
Puisque le RSI n’existe plus depuis le 1er janvier 2018, l’auto-entrepreneur ne peut plus le payer. En revanche, il paye la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) via les cotisations dont il s’acquitte auprès de l’URSSAF.
Le RSI est le Régime Social des Indépendants qui n’existe plus. Créé en 2006, il gérait la protection sociale de tous les TNS (Travailleurs Non Salariés).
L’URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales) est l’organisme de recouvrement. Sa mission principale est de collecter les cotisations et contributions sociales auprès de tous les employeurs, mais aussi des travailleurs indépendants.
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