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Résumé :
Les nouveaux seuils de la micro-entreprise sont fixés pour une période triennale allant de 2026 à 2028. Cette revalorisation est automatique et suit l’évolution des indices économiques, un peu comme un loyer révisé tous les trois ans selon l’IRL. Vous n’avez rien à demander : le cadre fiscal s’adapte.
Pour les micro-entrepreneurs qui exercent une activité de vente de marchandises, d’achat-revente, ou qui proposent des prestations d’hébergement (chambre d’hôtes, meublé de tourisme classé, hôtel), le nouveau plafond est fixé à 203 100 € de chiffre d’affaires hors taxes par an.
L’ancien seuil était de 188 700 €. La hausse représente environ 7,6 %, ce qui, dans un contexte inflationniste, permet avant tout de maintenir la valeur réelle du statut sans en modifier la logique.
Pour les prestations de services relevant des catégories BIC ou BNC (artisans, consultants, graphistes, développeurs, professions libérales réglementées ou non), le nouveau plafond est de 83 600 € HT/an, contre 77 700 € auparavant.
Si vous approchiez de l’ancien seuil, ce relèvement vous offre une vraie respiration. La logique reste la même : une revalorisation triennale pour coller à la réalité économique des petites activités entrepreneuriales.
| Activité | Seuil 2026-2028 | Ancien seuil (2023-2025) |
| Vente de marchandises et fourniture de logement (hôtel, chambre d’hôtes…) | 203 100 € | 188 700 € |
| Prestations de services et professions libérales | 83 600 € | 77 700 € |
Pour faire simple : si vous exercez à la fois une activité commerciale et une activité de services (ce qu’on appelle une activité mixte), deux conditions s’appliquent simultanément.
Votre chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €, et la part attribuée aux seules prestations de services doit rester sous les 83 600 €. Les deux plafonds doivent être respectés en même temps. Ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est bien les deux à la fois (oui, vous aussi vous devez vérifier les deux colonnes).
Voilà ce qu’il faut retenir : si vous créez votre micro-entreprise en cours d’année, les seuils de la micro-entreprise ne s’appliquent pas en totalité. Ils sont proratisés en fonction du nombre de jours d’activité effective sur l’année civile.
Concrètement : une création le 1er juillet vous laisse environ 184 jours d’activité sur 365. Votre plafond pour une activité commerciale sera donc de 184/365 × 203 100 €, soit environ 102 300 €. C’est le même mécanisme qu’une cotisation d’assurance facturée au prorata si vous souscrivez en milieu d’année : vous ne payez que pour les jours couverts.
C’est souvent la question qui bloque, et c’est normal. Un dépassement des plafonds de la micro-entreprise n’entraîne pas forcément une sortie immédiate du régime.
Un premier dépassement ponctuel, sur une seule année civile, ne remet pas en cause votre statut. Le régime micro-entreprise continue de s’appliquer l’année suivante. C’est une tolérance importante intégrée dans les règles du régime.
La bonne nouvelle, c’est que vous avez donc le temps de rectifier le tir (en ajustant votre facturation, en anticipant la sortie, ou en consultant un expert-comptable) avant que les conséquences soient réellement effectives.
En revanche, si vous dépassez les nouveaux plafonds de la micro-entreprise deux années civiles consécutives, le basculement vers un régime réel d’imposition s’applique automatiquement au 1er janvier de l’année suivante.
Concrètement, ça donne quoi ? Une comptabilité plus contraignante, des déclarations de TVA, une gestion administrative plus lourde. Ce n’est pas insurmontable (ça change tout, croyez-nous, mais ce n’est pas non plus la fin de l’aventure entrepreneuriale), surtout si vous l’anticipez avec un peu d’avance.
Un point que beaucoup confondent : les seuils de franchise en base de TVA sont totalement distincts des seuils du régime micro-entreprise. Et ils ne bougent pas en 2026.
Pour cette année, les seuils de franchise en base de TVA restent fixés à :
Le dépassement du seuil de base entraîne la perte de la franchise TVA au 1er janvier de l’année suivante. Le dépassement du seuil majoré, lui, rend l’entreprise redevable de la TVA dès le premier jour de dépassement, sans délai de grâce.
Promis, ce n’est pas si compliqué : un auto-entrepreneur en prestations de services peut tout à fait rester sous le plafond micro (83 600 €) tout en ayant déjà dépassé le seuil TVA (37 500 €). Les deux règles coexistent et s’appliquent indépendamment l’une de l’autre.
Les seuils du régime réel simplifié d’imposition ont également été revalorisés pour la période 2026-2028. Ce régime s’applique lorsque vous dépassez les plafonds de la micro-entreprise, ou si vous avez choisi d’y opter volontairement.
| Activité | Seuil 2026-2028 | Ancien seuil (2023-2025) |
| Vente de marchandises, fourniture de logement | Entre 203 100 € et 945 000 € | Entre 188 700 € et 840 000 € |
| Prestations de services et professions libérales | Entre 83 600 € et 286 000 € | Entre 77 700 € et 254 000 € |
Au-delà de ces plafonds, c’est le régime réel normal qui prend le relais. Cette fois, il n’existe plus de tolérance pour un premier dépassement.
Source : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18813
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